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Thursday, November 27, 2025

Enfin !

Il fait partie de mon top 20 des jeux vidéos, et ça fait pas loin de 20 ans que j'essaie d'y jouer, des mois que je résiste à la tentation de prendre un abonnement sur ma Nintendo Switch pour y jouer. Le linker GBA s'est avéré décevant, j'en arrivait à envisager de demander à quelqu'un de remplacer une ROM sur une cartouche lambda étant donné à quel point il était introuvable en magasin.

Mais ça y est: j'ai enfin une cartouche de Kirby & the Amazing Mirror(s) pour GBA! (à laquelle je jouerai sur NDS lite, ne vous déplaise ... les gâchettes de Lime fonctionnent encore assez pour appeler à la rescousse:). Je n'irais pas jusqu'à appeler ça une occasion en or, mais je vais pouvoir me replonger dans quelque chose d'inspirant au niveau game design et ça me fera du bien ^_^
 

Saturday, April 05, 2025

#20games part 4

Okay, I've covered all the games that had influenced me before I started working on Bilou ... I've covered those who influenced me while I was working on the BASIC edition. Now let's see those games who have influenced me reviving the project: those at the roots of the NDS revival.

The first of them all has to be Pixel's Cave Story ... The game that opened my eyes showing me that, yes, a single person could be crafting a whole game (not a mere 3-levels demo) that feels and plays like a game with original contents. All you need to do is stay modest on the technical side (2D, no realistic shading, SNES-like physics) and artistic side (pixel art, tracked music, possibly even chiptune).

Not only I could make it, but there was a huge community enjoying and creating around it.

On a fait le tour des jeux qui ont influencé la conception de Bilou et ceux qui ont eu un impact sur le développement de la version BASIC. Attaquons-nous à ceux qui sont à l'origine de son reboot. 

Heureusement que je l'avais bloggé, parce que sans ça, je n'aurais jamais retrouvé que la découverte de Cave Story s'était faite à un moment ou je trempais déjà dans le développement NDS, mais encore rien de décisif. Juste quelques éditeurs. Mais de découvrir qu'un gars écrivant tout seul un petit jeu "comme il aurait voulu pouvoir y jouer étant jeune" est parvenu à créer un phénomène mondialement reconnu en travaillant dessus 5 ans ... juste à condition de travailler à la frontière de sa zone de confiance ... ça fait réfléchir. Et le mois d'après, je suis tout à coup occupé à parler de BilouDS ...

But before I discovered Cave Story, I was playing Kirby's Amazing Mirror, and that sure had an impact on how I approached larger game, with suspended power-ups that could use to unlock secret paths later on. Okay, Kirby's Dreamland had an impact back in '93, although limited since Bilou's formula had been defined when I got my hand on the game. But as far as game design was concerned, K:AM will remain my personal reference possibly forever. How you use treasures to unlock new moves for your abilities ... how a few locations are revisited to find routes to new areas ... it is almost impressive that it features Kirby at all, given how deep the adventure is. And it works so much better than Megaman approach of a complex world ...

Like Rayman did, Kirby has also a "negative" influence, in that Bilou must remain distinct from Kirby. Does Kirby wear hats when he changes power ? well, Bilou will have to do something else.

Mais le jeu qui avait captivé mon attention juste avant que je ne me lance dans le développement DS, c'était Kirby and the Amazing Mirror ... la perle introuvable. Je serais curieux de mettre la main sur une map de l'ensemble des "routes" possibles dans le jeu tellement j'ai tourné dans ce labyrinthe des miroirs, à tenter de conserver un des power-ups suffisament longtemps pour pouvoir débloquer les chemins que je n'avais pas encore exploré. C'est de là que vient l'approche actuelle des power-ups pour Bilou, même si le fait de jouer à Megaman X m'avait donné la conviction que l'idée "un bouton pour passer d'un pouvoir à l'autre, des jauges d'énergies à remplir pour s'en servir" ne marcherait pas terriblement.

A l'opposé de Cave Story, on pourrait trouver Shantae: Risky's Revenge sur DSi. Le jeu qui rassemble des talents comme Henk Nieborg dont le pixel art me sidère depuis Lomaxx et Virt dont la musique me scotche depuis bzam/zzap : '01. Le jeu est sorti en 2010, le travail sur Bilou a déjà pas mal avancé ... Mais les éléments de décor sont énorme, le jeu se permet du multi-plan avec pré-visualisation de ce qui nous attend pour la suite, un panel d'objet complémentaire qui n'a rien à envier à un R-Type ... le moteur de jeu a certainement besoin de ruses de demoscèneur pour animer tout ça et gérer les va-et-vient dans la mémoire vidéo. Une référence, certes, mais une référence inateignable. Une étoile polaire plus qu'un phare d'Alexandrie ^^"

One last key game from that period was Shantae: Risky's Revenge. The game I wanted to have because it was the work of talented artist I'd been admiring for over a decade. Even more than the first Rayman, it is a game I have no way to immitate. The level of detail in the graphics, the quality of the animation, the soundtrack, the technical level of the programming, with that multi-plane platforming where you hop into the background and back to find your way out of a maze... I know if I want to have a game finished some day, that implies accepting that it will not beat Shantae. And to some extent, it isn't an issue: you don't need your game to beat another one as long as it is interesting in itself.

Thursday, March 27, 2025

#20games part 3

Rick Dangerous has its own tag on this blog. This is a clear indication of a influential game. It's not so strong on Bilou's adventure (apart for a spikes at the bottom of pits), but it was Rick that pushed us into making our own platformers, even before Sonic and way before Mario. Its influence was still strong in Calimero, although the impact of Sonic was equally strong on that one. But I never end up telling myself "oh I know, I'll make a Sonic-like" when I need to do something with a "new" character. And I never tell myself "oh, I know: I'll bring Sonic as a cameo playable character". That's for Rick only.

Il reste quelques jeux parmi ceux-qui-m'ont-influencés qui datent d'avant le premier jeu Bilou-en-plate-forme, je pense que ça vaut la peine de les rassembler, même si à ce stade-là du challenge des 20 jeux, ils se retrouvent éparpillés sur les 12 jours restants. Commençons par Rick Dangerous, le jeu qui aura détrôné Sonic (Master System) de cette collection. Parce que si Calimero est construit sur un mélange des deux jeux, très rapidement (sic), c'est le côté Dangerous qui l'emporte dans le gameplay. Et quand je commence à avoir quelques petits sprites prêts sur NDS, à quoi je pense comme moule-de-jeu ? Rick Dangerous. Et quand mon frangin ressort l'idée d'utiliser son personnage "Spector" pour participer au C64 challenge, qu'est-ce qu'on propose ? Rick Dangerous. Et qui mettrait-on bien comme personnage "un peu plus stylé" dans un remake NDS de pharaoh's curse ? Encore Rick Dangerous. Même "Nono in the Maya Zone", n'est qu'un Rick Dangerous déguisé sans Rick.

Passons. Bubsy, c'est un de ces jeux dont on a pas raté la sortie. '94, on était au taquet, de retour devant la télé tous les samedis pour écouter Maniac et Sam Touzami nous parler des dernières nouveautés et nous présenter des trucs et astuces sur les jeux qui avaient déjà quelques mois. Bubsy en a fait partie, et même si on y aura pas joué dès le départ, le côté cartoon/potache de son animation se retrouvera intégrée dans la proposition de Bilou pour le concours de jeu... et qui deviendra un de ses traits de caractère jusque dans les "on the road" de la BD. C'est aussi un des jeux dont la musique ne me quitte pas, ce qui est un autre signe distinctif de jeu qui a eu de l'impact.

Comparatively, it may be surprising to see Bubsy in the list, but it came out precisely when we were brainstorming what the exact formula of Bilou's Adventure should be. New zones ... new super-powers ... new mechanics ... Unlike me, my brother wanted something combining the most original ideas of the era (like Rolo the Rescue map pieces), and Bubsy's animations were certainly novel by the time. More personnally, I keep getting a smile when some Bubsy tune pops up in my playlist. I cannot say the same for Sonic ^^".

Think about it that way: before Bubsy, Bilou was a mere next-game character. After Bubsy, I started practicing little cartoony animations where Bilou would end up stunned/splatted/electroshocked ... 

Donkey Kong Country, j'étais sur le point de commencer l'aventure RSD Game-Maker quand il est sorti ... C'est sans aucun doute une de mes référence en gameplay (et qui a son tag), même si je n'ai jamais envisagé la possibilité de faire un jeu qui y ressemble. Quelque soit l'élément considéré (type de graphisme, d'animation, dimension des niveau ou leur organisation), ce n'est pas quelque chose que je peux tenter en solo. Pensez ... 4 types de "Yoshi" différents ? C'est tout simplement hors d'atteinte. Pourtant ... pourtant quand viendra le moment de reprendre le design en main pour la DS, il reviendra régulièrement à l'avant de mes pensées parce que trouver des secrets dans ce premier DK, c'est à peu près aussi chouette que dans Prehistorik ...

Le plus délicat,ça aura été de choisir entre DKC et DKC2 ... mais malgré ses perles musicales et le monde caché qui manquait cruellement à DKC, il y a trop d'endroits de DKC2 que je n'ai pas envie de visiter, en particulier en début de partie, si bien que je me retrouve rarement à me dire "oh tiens, je me ferais bien un DKC2"

Donkey Kong Country was one of the key games in my life, but it is also the first key game I knew I couldn't ever mimmic. It's super-ambitious to believe I could craft something comparable to Super Mario World or Bubsy, even as a life-lasting project. But DKC is just out of reach as a solo developer. I don't think I've ever envisioned doing it. I'll only make a few observation regarding gameplay, and try to identify what is fun when hunting for secrets in the DKC series ... but that's it.

Surprisingly, though, Rayman became the ultimate game model for Bilou. With epic boss fights, gathering powers as you progress in the adventure, revisiting levels with powers you've just earned to unlock more secrets. It was also the proof that my idea for animating limbless characters could actually work although it was still very crudely done in the prototype I had when Rayman appeared on the shelves. Many people will compare Bilou to Rayman even nowadays (especially when seeing the School Zone), yet Rayman pushed me to avoid or even remove things more than include them, to ensure that Bilou would remain sufficiently distinct. In August '95, Bilou.bas could let you throw your fist if you had the "turtle power" (iirc). It would never be reused again...

Et pour clôturer, il y a Rayman ... le jeu auquel les aventures de Bilou sont le plus souvent comparées. ça me fait plaisir, puisque c'est un de mes jeux préférés, et en même temps, je ne découvre le jeu que 2 ans après le début du travail sur Bilou, quand à peu près toute la phase de "pré-production" de mon frangin a eu lieu et qu'il n'y a plus "qu'à pixeliser et coder tout ça". Rayman, c'est le jeu qui va définir ce que Bilou ne doit pas (ou plus) faire. Ne pas aller dans une zone des instruments ... ne pas faire des champignons qui marchent ... ne pas lancer son poing (pourtant c'était déjà codé). Ce sera le prix à payer pour garder une identité propre.

Monday, March 24, 2025

#20 games, part 2

There has to be some Super Mario in my unsorted list hash of 20 most influential games... Given that we're only considering 20 games, it was also clear that I would likely keep only one of them. That *had* to be Super Mario World. The original one, on Super Nintendo. There are countless qualities in other Mario titles, but SMW is *the one* I wish I could be playing everytime I feel so. So that was game #5.

Pour vous, lecteurs de ce blog, voir un Mario apparaître dans la liste des 20 jeux qui m'ont marqués devrait être évident. Avec "seulement" 20 jeux, c'était clair qu'il fallait que j'en choisisse juste un, et que ça ne pouvait être que Super Mario World. Aucun autre avant ni après lui n'a aussi bien utilisé Yoshi. Aucun autre ne m'a à ce point marqué par ses choix graphiques au point que je chipe sa carapace de koopa comme icône pour mon terminal. Ils ont assurément leurs qualités propres, mais c'est à SMW que j'ai envie de rejouer.

It might be surprising, but I also wanted to include Zool. Because it's the pre-dever' embodiment of a game where you're in the middle of living objects. People often point out Rayman when they see School Rush, but you won't see any walking pencil or bouncing eraser in Picture City. They would definitely have worked in Zool.

Bon, ça vous surprendra peut-être que j'aie repris Zool dans cette liste. Lui, ça fait des décennies que je n'y ai pas joué, et je dirais que je le vis bien. Mais y avoir joué en 1993 a été déterminant pour la construction du monde de Bilou. Pas sûr qu'il y ait eu une School Zone s'il n'y avait pas eu Zool pour nous montrer la voie.

Si les environnements de Bilou ont du Zool dans le sang, le personnage lui-même n'a pas grand-chose en commun. Bilou serait plutôt un cousin de Coolspot de ce point-de vue là (11eme jour du challenge). Au point que dans la version BASIC, l'affichage indiquant le nombre de vie restant montrait Bilou plus ou moins tranquille d'esprit, un truc directement inspiré par la "pastille qui se décolle" du HUD de Coolspot. Par contre les environnements de Coolspot sont un peu trop "normaux"

You'll note that Bilou as a character is very unlike Zool, but there was another major platformer outsider in '92-'93, and that was Coolspot. Simple geometric shape with feet and hands, defined mostly by its animation... When you realise that one of Bilou's power-up implied shades, you won't be surprised if I tell you Coolspot's health meter inspired a "1-UP count" in the BASIC flip-screen platformer where you can read Bilou's anxiety regarding the lives left on his face.

Comparatively, Rainbow Bells Adventure seems to have been only lightly inspiring (apart from "Pipe Zone" music in my head). Yet, I've been hunting for ways to play that game for years. To the point where I couldn't write this post without trying to install an SNES emulator on my NDS and try running Twinbee there. Oh, it was the first game I've played where you could cummulate power-ups (where Mario would insist on swapping them).

Le jeu du 7eme jour conclut à merveille ce batch: Twinbee Rainbow Bell Adventure. la pépite qui n'a pas été rééditée, dont on a pas les sources ... au point que tout en faisant le challenge, j'ai fini par m'installer une version plus récente de SNemulDS pour le faire tourner sur DS... et il tourne. On ne va pas se mentir, on sent qu'on est émulé et l'émulateur n'est pas d'une stabilité exemplaire ...mais il est bel et bien là ;-) Son impact sur Bilou, il aura fallu attendre (à part la musique pour la "pipe zone"), mais si on peut cumuler les power-up dans School Rush, c'est bien grâce à lui.

Friday, March 14, 2025

#20games

Bon, il y a 20 jours, j'ai décidé de suivre l'exemple de Sverx et d'essayer de poster chaque jour "un jeu qui m'a marqué". Je l'ai compris au départ comme "qui est une de mes sources d'influences dans les jeux que je conçois et réalise ... on y trouvera donc pas Link to the Past, même si c'est à son donjon des glaces que je repense chaque fois que je dois trouver la détermination d'envoyer un recommandé ou de renvoyer des couriers administratifs d'un bureau à l'autre du même bâtiment en passant par ma boîte aux lettres ^^".

J'avais dans le passé déjà voulu participer à un autre challenge du genre puisqu'il y avait jusqu'à hier un tag "10 games" avec 3 posts ...  Croyez-moi si vous voulez, le plus difficile aura été d'attendre chaque fois 24 heures avant de parler du jeu suivant ^^".

I've followed Sverx's example and try to identify 20 games that have been most influential to me as a gamedev. Having to wait for the next day before picking the next game turned out to be one of the trickiest part of the challenge to me ^^". The challenge also said "no explanation, no particular order", but it turns out the first four I picked were among games that I go back for reference very often.

Le challenge disait "pas d'ordre particulier" (avoir Goodbye Galaxy en #1 ne veut donc pas dire qu'il s'agit du meilleur jeu ou du plus important), et surtout "pas de commentaire". Mais sans grande surprise, j'aimerais maintenant revenir sur chaque choix et contextualiser.

"Commander Keen in Goodbye Galaxy", donc, qui a été _le_ jeu utilisé par mon frère pendant qu'il dessinait les premiers niveaux de Bilou. Sans oublier les imports aux monstres de "Secret of the Oracle" pour les ennemis de la Green Zone. Il est probablement aussi parmi les jeux dont j'aimerais le plus mettre la main sur le code source. Même s'il y a les sources de "Keen Dreams", le moteur de GG est plus abouti, ça se sent manette en main...

Some of the games I mention on this blog are so influential they even get their own tag in the cloud! That's the case for Commander Keen, the game that formatted my brother's level design and monster rooster, but also for Fury of the Furries, where *I* draw inspiration during so many levels revival and where I've truly learnt pixelart. 

"Fury of the Furries", que ce soit les graphismes, les musiques, le thème, le level design, ce jeu revient tout le temps dans mon esprit dès que je travaille sur mes propres jeux, donc bin ... évidemment, c'était le n° 2. Lui aussi, j'aimerais sacrément tomber sur son code source... la physique de l'eau, du sable, la corde ... vraiment curieux de voir comment les gars s'y étaient pris. (note au passage: il y a toujours le projet FuryStudio à étudier et les infos sur shikadi.net ). C'est aussi le premier jeu que j'ai pu utiliser comme référence pour le pixel art vu que tous ces graphismes étaient des .LBM.

Vient ensuite Prehistorik 2, qui reste une référence pour moi en matière de bonus, de cachette ... et de comment faire une démo d'un niveau capable de captiver une bande de gamins/jeunes pendant tout un après-midi. Comment Bilou.BAS faisait tomber les pommes pour le décompte du score à la fin du niveau ? Prehistorik 2. Comment le niveau-anniversaire essaie de vous pousser à faire un 100% sur un unique niveau un peu corsé quand-même ? Prehistorik 2. La révision des éponges pour les pendre au bout d'un fil ? Encore prehistorik 2. Lui ... trouver son code ... je ne sais pas trop. Ce serait peut-être un sacré travail de l'étudier si jamais il faisait surface, vu les stratégies "tout assembleur" si chères à M. Zmiro ... Mais on a toujours le site mine.nu et sa page sur le format des niveaux. (Il y a une réécriture SDL2 en C, cela dit ... )

The next two may not have their own tag, but their impact on game mechanics and how to make a compact game interesting over the long run are still fundamental. They are also two of the games for which I'd definitely like to see the source code, and figure out what design choice the developers have taken.

Et Pharaoh's curse. Il a beau être simpliste au regard des précédents, c'est peut être le meilleur exemple pour moi de rapport qualité de gameplay / quantité de contenu. Ceux qui lisent ce blog depuis assez longtemps n'auront pas manquer de noter que je finis régulièrement par revenir à des mécaniques tirées de ce jeu C64 ... et j'espère toujours voir débarquer la version remasterisée de notre ami Lazycow ... Notez que pour ce jeu-là, le code source, c'est de l'assembleur, donc plus facile à reverse-engineerer. Et quelqu'un s'y est déjà attelé.

Tuesday, October 19, 2021

Dangerous au magasin.

Premier écran. premier niveau. Un long corridor s'ouvre devant vous. Rien ne bouge. Rien ne brille. Un coup de stick a droite, vous faites quelques pas. Soudain, un bruit derrière vous: un énorme rocher rond vient de tomber sur le sol, et avance vers vous, implacable. Le temps de vous remettre de votre surprise, et vous êtes déjà en-dessous.


Bienvenue dans Rick Dangerous.

On reprend. On avance sans hésiter, On se jette dans le trou au bout du couloir : il n'y a pas grand-chose d'autre à faire. Ah-ça fait demi tour? stick à gauche... trop tard.Vous êtes de nouveau mort. 
On recommence. Avancer tomber, tac-demi-tour, avancer tomber, et là, il faudra des réflexes de jedi pour sortir du creux où se ballade votre premier ennemi (ou probablement quelques vies en plus). Bref, vous avez de la chance si vous atteignez le 2eme écran avant d'être game over.

Moi, je n'avais pas eu cette chance. J'ai posé le stick et je me suis remis au bout de la file pendant que celui derrière moi s'essayait à son tour au jeu. C'est la règle, à la maxithèque. Oh, je pourrais bien essayer d'aller attendre pour Sonic, le jeu qui vient de sortir sur la nouvelle console, mais tous les grands y sont, ou presque. J'en ai pour 45 minutes d'attente minimum. Côté Nintendo, bof. Cette semaine, c'est de nouveau les tortues ninja. Le look est sympa, mais impossible de comprendre ce qu'il faut faire dans le jeu. Je n'arrive même pas à comprendre pourquoi je meurs.

Even if you have never played Rick Dangerous, I could hardly believe you reach this part of the Internet and still ignore it may be one of the earliest implementation of the 'Die and Retry' concept. What may sound strange is how people could have *enjoy* diying because of such impossible to predict traps and yet retry. So let me tell you how we were playing that game back in the day.

Rick Dangerous was not like other C64 games. It was a wonder. A console game for mini-computers. No loading times. No key to press or obscure options to toggle with function keys. If you happened to have the cartridge, you'd just stick it in your computer and plug a joystick in port 1. You'd be ready to play. Of course, none of us had ever owned the cartridge, and because it wasn't a disk, none of us either had a pirate copy of the game. The only place where we could play it was in the supermarkt.

Non, j'aime autant rester ici et regarder par-dessus les épaules pour voir comment les autres s'y prennent après la grosse pierre. Ah ? on peut tirer. Il faut gérer son timing par rapport aux ennemis qui font des va-et-viens. On descend, on descend... Ça va, la 2eme partie à l'air moins méchante, en fait. Mais le niveau a l'air super-long.  Ah ? on peut mettre des bombes, aussi? Et voilà qu'on appelle notre joueur, plus qu'un et c'est de nouveau à moi. Reprendre le stick dans une partie en cours, c'est toujours chaud. La règle implicite c'est que soit on se fait game over rapidement pour pouvoir repartir de l'écran titre avec tout le stock de vie, soit on essaie de profiter de la situation du joueur précédent, mais au risque en cas de game over rapide-mais-pas-tant de s'entendre dire que 'eh mais non, c'est à moi, maintenant'. Ici, il était sur la salle mortelle du bloc fou, et visiblement il ne connait pas encore le truc. 
 
A moi donc, de nouveau. On élimine le premier ennemi. On descend s'occuper du deuxiEh !? il sait nous toucher depuis le bas de l'escalier ? Bon, heureusement il y a un check-point juste avant ce 2eme ennemi. Je l'élimine, je descends l'échelle je ... Mais!? il bouge, lui, maintenant ? Je reprends. Tirer.. Descendre. Tirer. Tirer. Descendre par l'échelle de droite. (ah ouais, avec le lance-flèche je comprends pourquoi), sauter dans le QUOI!? des pics qui sortent du sol au moment où j'atterris ? "ah ouais. 'faut serrer à gauche, là." fait-on dans mon dos. (un sympa, celui-là. Je me réjouis de voir jusqu'où il va).

Back then, the area of the store where you could purchase electronic devices like TVs, HiFis and recently mini-computers, they decided that interactive devices like game consoles and computers would be openly usable by potential customers. Of course, quite quickly, grown-ups thought they had no need to type more PRINT statements on yet another qwerty keyboard, but kids would start to line up for a chance to hold a NES or master system game pad. You'd have one game available per machine, no access to the reset button and so on and couldn't ask for the cartridge to be swapped unless you were grown up.

So you could play until you'd be game over. Then you'd have to hand over the stick to the next in line. But that means while you're waiting for your turn to approach, you can get a clue of what will wait you in areas you haven't explored yet. You won't always learn *everything* about the game, of course, because you might end up taking a slightly different path than those experienced players you've "followed", but it gives die and retry a very different taste, imho.

Mais ça ne suffira pas. Ce n'est pas encore aujourd'hui que je verrai la fameuse chauve-souris qui bloquait mon frère. Je cale sur une sale avec des plate-formes en bois et des ennemis partout. Leur mouvements me déconcerte. Quoi que je fasse, ils finissent par me prendre en tenaille. En plus, quand j'arrive là, je n'ai pratiquement plus de munitions donc je perds presque d'office une vie pour pouvoir refaire le plein.
 
Vous l'aurez compris, regarder jouer les autres était une partie intégrante de l'expérience du jeu à l'époque, mais regarder un bon joueur, c'était aussi risquer de passer à côté de toute une série de pièges qu'il a subtilement évités. Il faudra non seulement apprendre la bonne route, mais aussi la taille des hit-box invisibles et les temps de réactions. Tout ça avec un jeu qui aurait mérité d'être sur une manette NES ou Megadrive pour que les actions soient directes, mais qui doit se contenter d'un stick Atari à 1 bouton avec des combinaisons douteuses comme "haut = saute", "feu + haut = tirer", "avant + feu = coup de baton", "bas + avant = ramper", "feu + bas = bombe". 

Bah, je suis out pour cette fois-ci. Et manque de pot, le "sympa" derrière moi connaissait la manip pour mettre le jeu de voiture également présent sur la cartouche. c'est foutu pour aujourd'hui. Je vais aller voir s'il n'y a pas une nouvelle M.A.S.K. sortie d'une boîte, puis j'irai me lire quelques Scrameustaches.

Retour en 2021. Rick Dangerous est resté un de mes titres-référence. Même si je n'essaierais pas d'en cloner l'esprit, j'apprécie toujours de le reprendre en main. La qualité audio-visuelle du titre était bluffante pour les possesseurs de Commodore plus habitué à un Zorro ou un Boulder Dash, mais je ne suis pas sûr que ça aurait suffi si on avait eu le jeu à la maison (donc 1/2h/j pendant les vacances scolaires uniquement) plutôt que de pouvoir y jouer "en société" au supermarché. Merci, la maxithèque ;)
 

Tuesday, January 05, 2021

DKC - quand les bonus étaient gratuits

 J'ai donc eu un p'tit moment l'abonnement Nintendo Online à la fin de l'année dernière, l'occasion notamment de me refaire un p'tit peu de DKC, un de mes jeux favoris. 

J'ai été surpris de me rendre compte d'une différence fondamentale entre cet épisode et tous les suivants dans la série au niveau du rythme et du rôle des salles bonus

Vous voyez, dans tous les DK qui ont suivi, les salles bonus sont chronométrées, introduites par un écran descriptif de mission qui permettra de choper une pièce passe-partout. Il s'agit plus d'un challenge secret que d'un véritable bonus, dans un certain sens.

ça passe pas trop mal tant qu'on est dans des niveaux à la difficulté moyenne, mais quand on commence à entrer dans des niveaux plus nerveux, la pression peut en devenir essoufflante.

I got some weeks to try the Nintendo Online Service last year. And it should be no surprise that I played some original Donkey Kong Country, as it is one of my favourite games. It made me realise that there was something radically different in the rhythm and role  that bonus rooms play in that game compared to any other game in the series.In all the subsequent DK games, bonus rooms are  timed. There is a mission statement screen at the entrance of the room, and if you don't perform well enough, you will not get the expected reward . In a sense, it is a secret challenge room rather than a secret bonus. (very similar to the extra-life challenges of Rayman, to some extent.)

Par la suite, la formule est reprise aussi dans les Rayman Origins et Legends, puis aussi dans Splashers. Bref, plus ou moins un incontournable du platformeur à degré de complétion. Jusque dans NSMB avec ces cachettes à pièces-étoiles.

Bin au risque d'aller à contre-courant, je trouve que les salles bonus étaient plus valorisantes dans le temps où elles étaient "gratuites", où elles nous donnaient juste un paquet de bananes ou une vie ou un power-up et où on pouvait prendre le temps de les ramasser (enfin, sauf quand le jeu en entier était sous chrono, évidemment)

Vive ces bouffées d'air pur au milieu de tant de haine. 

As long as we are in the early levels, it works quite well. But as we get to levels that are more technical and more demanding, it adds pressure where we don't really need it. The formula of DKC2 hidden challenge rooms will later be featured in Rayman Origins and Rayman Legends, and then in Splashers. To some extent, it became a mandatory figure of the platformer genre. Even NSMB will use the idea in some of their star coin hideouts. Well, maybe my way of thinking is obsolete, but I think that bonus rooms were more pleasing when they were *free*,they were just throwing a bunch of bananas at us and we could take our time to collect them (unless the whole level was timed, of course). These were welcome resting moments. You could still decide to challenge yourself and get all the room's bananas by bouncing on the tire, but there would be no penalty if you changed your mind.

ça n'exclut pas d'y glisser un challenge en plus, "attrape toute les bananes avec le pneu qui bouge", mais sans stress. et sans pénalité si je décide que 'rho non, stop'  à l'avant-dernière.

Et quand on y repense, il y a une similitude entre ces "nouvelles" salles-bonus de DKC2 et les stages spéciaux de Sonic sur MegaDrive qui nous mettaient sans doute encore plus la pression que le niveau avant qu'on ne puisse choper les précieuses émeraudes du chaos...

Starting with DKC 2, we' ve left the "SuperMarioBros." bonus rooms model to embrace the Sonic 2 "Chaos Emeralds" model.

Thursday, January 02, 2020

Kirby's Dreamland

Permettez-moi de revenir en 1993. Jeune ado qui vient de commencer à envisager de laisser tomber son projet "Calimero" pour quelque chose de plus ambitieux avec pour personnage une boule bleue: Bilou. Puis mon frangin revient de chez notre jeune voisin avec un ovni pour Gameboy: Kirby's dreamland.

Fan de jeu de plate-forme, je fais d'abord la grimace devant le fait que le personnage peut voler à volonté: ça va tuer complètement l'intérêt du jeu. Puis je vois l'écran-titre, et je suis scotché par l'animation du personnage.

Pourtant le nombre d'images en lui-même n'est pas si énorme. Si on fait abstraction des sprites gonflés, c'est même assez standard pour l'époque. Mais avec un dosage parfait des versions "applaties" sur les murs et les petites étoiles qui soulignent les chocs au sol, cette petite variante ou Kirby (je dois vraiment me concentrer pour ne pas écrire "Bilou") plonge vers le bas quand il tombe depuis trop longtemps ... la magie prend. Et les petites "cutscenes" ajoutent juste ce qu'il faut pour que les temps de chargement deviennent une partie amusante de l'expérience.

Le jeu est court. 4 mondes, 4 boss. Pas de nette séparation de chaque monde en 'niveaux', mais plutôt une séquence de 'salles' entre-coupées par des portes ou des petites animations (faisant généralement intervenir une 'warp star' et un peu d'humour). Vient ensuite une sorte de "boss rush" précédé de salles "remixées" du niveau de chacun de ces boss avant d'affronter enfin sur son ring King Dedede -- qui pour une fois semble responsable des maux dont on l'accuse.

C'est le premier jeu Nintendo qu'on termine (heureusement, vu nos 15 ans?) et nous découvrons alors le mode "extra" que je n'ai toujours pas fini 25 ans plus tard. Si j'ai joué au maximum de 'vrais Kirbys' que j'ai pu rencontrer depuis (dédaignant les épisodes basés sur des pinceaux et des bouts de ficelle -- peut-être à tort), Kirby's dreamland a sans aucun doute gardé une place spéciale dans mon coeur et il est souvent arrivé que je remette la cartouche dans ce qui me tenait lieu de game boy pour me refaire une petite partie.

Si ça n'a pas été facile de faire apprécier le jeu à J.l.n (qui préfère quand Kirby peut attraper des pouvoirs) ou à *deline, les choses ont changé quand il s'est vu mis à l'honneur lors de la compétition de speedrunning francophone l'an dernier: l'ultime décathlon 7 que les enfants suivent maintenant avec avidité.

Voilà. Ca faisait bientôt 10 ans que je voulais prendre le temps de parler de ce petit jeu. C'est chose faite. Et si je m'y mets enfin, c'est qu'en voyant J.l.n aller jusqu'à Lololo/Lalala hier, je me suis dit qu'il y avait quelque-chose d'intéressant dans la formule "Dream Land", et que je devrais peut-être bien m'en inspirer pour faire un Bilou Dream Land, techniquement moins ambitieux que "Infinite Pyramid" et probablement faisable en 2 ans si je m'y prends bien.

J'ai donc repris les maps du jeu entre deux motiliums pour voir un peu dans quelle catégorie on joue.

Green Greens : 26 écrans, avec des zones relativement grandes et des environnements simples et ouverts

Lololo Castle : environ 30 écrans. Nombreuses petites zones inter-connectées. Principalement à l'intérieur avec une tendance à désorienter le joueur.

Floating Islands : 36 écrans plus quelques salles bonus et des cutscenes. Mélange intérieur/extérieur tout en restant dans le thème 'île aux pirates'

Bubbly Clouds : probablement aux alentours de 42 écrans. avec une progression de "pays des nuages" vers "monde des étoiles" en passant par le panthéon grec perché sur les nuages.

Si mes derniers chiffres sur le nombre d'écrans est douteux, c'est que pour les petites salles, les gars des studios HAL ne se sont pas fixés sur des nombres d'écrans entiers. On se retrouve ainsi dans le Lololo castle avec des salles de taille 256x192, 320x192 et 384x128 pas franchement alignée sur l'écran 160x128 du jeu quand il tourne sur game boy.

L'idée pour la version Bilou serait de recycler donner vie à un maximum de niveaux du jeu "Bilou's Adventure" prévu à l'origine sans entrer dans les niveaux "souterrains". Pas encore de temple perdu, de zone des insectes-de-chantier ou d'océan musical donc. Je garde la zone du désert vu les récents travaux sur les monstres en guise de "floating islands", et il me reste à trouver un bon environnement (probablement montagnard ... l'influence de Céleste) pour jouer le rôle de zone finale.

Il faut aussi que je décide ce que je fais pour les Boss. J.l.n voudra des boss à affronter, mais ça va clairement augmenter le temps de développement. Le jeu perdra tout intérêt si les enfants ont passé l'âge limite pour jouer à Fortnite d'ici qu'il soit fini.

Sunday, June 03, 2018

bubsy

I think I was 20 years younger the last time I need a SNES gamepad to press start on Bubsy title screen. After a month of training, I was able to reach world 4 and found a few 2"continues". I couldn't beat the level 3 last week-end, but at least I got the confirmation that Bubsy "claws encounters" is a fun game.

It might be the only fun thing made with that character (I do not expect much of Black Forrest's "woolies strike back"), it may have arguable pixel art, the tunes are catchy, the atmosphere is playful, the character is fun, and there is enough variety in the level design to keep us entertained.

J'avais facilement 20 ans de moins la dernière fois que je me suis retrouvé avec un pad SNES pour jouer à bubsy. Il m'avait fallu pas loin d'un mois d'entrainement pour atteindre le monde 4 et j'avais trouvé 2 "continues" sur la route. Je n'ai pas réussi à aller au-delà du monde 3 le week-end dernier, mais au moins j'ai eu la confirmation que Bubsy "Rencontre de 3eme Griffe" est un jeu fun. Difficile, clairement. Frustrant par moment mais sans devenir trop injuste ou ennuyeux.

It is clearly difficult and sometimes even frustrating without becoming utterly unfair or boring. As far as I've played it, it is challenging.

It is far from being a masterpiece in terms of game mechanics, though. The air control is sometimes a bit awkward, lacking precision, and the "GLIDE" mechanics isn't always sufficient to save the day. But what really seem broken is what happen when you jump off a slope. First, you don't move purely upwards (if standing), but slightly backwards on a climbing slope. You'll have to compensate that with more air control. I've never seen that happening to any mammal in the real world, presumably because we feel the slope and compensate when jumping. But I can accept it: it makes sense from a pure physics perspective, and it echoes a similar mechanics in Sonic. What is broken is that if you then release the directions pad, you will find yourself pushed backwards again!

Il y a un truc qui m'a frappé et qui me semble clairement mal fichu dans le jeu: le contrôle en l'air. C'est contournable parce qu'il y a une mécanique de 'glisser dans l'air' mais ça ne suffit pas à gommer le manque de précision et les effets bizarres du saut de base. C'est particulièrement flagrant quand on saute en montée. Qu'on parte perpendiculairement à la surface plutôt qu'à la verticale, c'est agaçant mais ça a un semblant de logique physique. On va devoir compenser ça en braquant vers l'avant, c'est moins précis qu'un saut à l'arrêt, mais ça reste acceptable (on retrouve ça aussi dans Sonic, d'ailleurs). Par contre, dans Bubsy, si vous avez le malheur de relâcher le pad une fois à la position horizontale voulue, vlan, le jeu vous renvoie vers l'arrière comme si un vent contraire s'était mis à souffler.

Old notes: - catchy tunes, non-repetitive, give the same kind of thrill than LOCO64 where you want not to die so that the tune keep evolving rather than being rewind to its original position.
- ridiculous, toon-like animation. They //somewhat// reduce the 'infograme' effect of dying over and over on the smallest (and impossible to foresee) hazard

Saturday, January 27, 2018

J'adore le mauve

 Parce que dans Fez, le mauve est synonyme de mystère et d'intrigue. Généralement une petite pièce qui semble en-dehors du monde "normal", une atmosphère de trans-dimensionnalité... du fez quoi.

I love than purple shade of mystery Phil introduced in his Fez game. He mostly used it in small, indoors location that feel a bit disconnected from the "overworld". It usually looks bigger inside than it should be given the exteriors' dimensions. We first encounter it in the strange place where the cube gives us power, and it was absent completely from the village, to find it again just when we cross the door to "the world beyond" the village.

L'introduction du personnage à son nouveau pouvoir se fait dans le mauve, couleur presque absente de son village. On la retrouve pourtant derrière la porte qui mêne "au monde au-delà du village.

Et quel monde! les cascades tombent de nulle part, les blocs flottent dans les airs, il y a des portes partout et pourtant elles n'ont nulle part où mener (enfin, ça devrait chaque fois être une autre porte vers la même salle qui fait au mieux deux fois la chambre de gomez, mais en fait non. Ici, l'intérieur, c'est l'extérieur).

That first hub is the goal of our game: we want cubes to open those doors. The mystery color is used again, which makes the room feel unique, with floating blocks and Cascadas flowing from nowhere. There seems to be which echoes the duality of the gameplay: the normal, outerworld is for exploring, and the purple, inner world is for riddles.  Indeed, past that first hub, purple rooms will mostly be locations where we took for anti-cubes.

Il y a donc deux couches de réalité dans Fez: le monde extérieur, propice à l'exploration, et le monde intérieur, mauve, propice à ...

Eh bien propice aux énigmes. On va essentiellement le retrouver dans des salles "cachées" où il va falloir faire quelque-chose pour faire apparaître un anti-cube. C'est d'ailleurs probablement dans ces salles que vous avez le plus de chance d'y trouver votre premier si vous n'avez pas encore jeté un oeil sur la liste des "achievements" du jeu.

Un des aspects du jeu qui m'avait vraiment plu dès ma première "vraie" partie, faisant un peu écho aux puzzle qu'on pourrait trouver dans un Zelda.

Mais le mieux, c'est que le jeu nous met la puce à l'oreille. une salle-mauve en-dedans a sa porte d'accès sur un mur mauve au-dehors. De quoi provoquer l'anticipation du mystère mais aussi pouvoir la repérer plus facilement parmi les autres portes d'un noeud (on ne peut pas parler de monde ni de niveau pour fez) et simplifier un peu le back-tracking.

One clever design idea about those riddle-rooms is that their purple status tends to contaminate the outerworld. The door to the room itself will be purple as well, and sometimes, even some of the bricks around are purple, too.  This helps quickly identifying the right door when we backtrack to riddles we had not yet solved.
 

Some level of backtracking is impossible to avoid with Fez, but to be honest, the more you can focus on the things immediately reachable, the best. I wished I could close doors towards rooms I couldn't understand, To reduce the amount of trials when I'll have to go there again.  understanding how the map system works was a Key factor in bearing he game, and I eventually. picked up a sketchpad to take notes of my progress, and scribble anything that could be useful later, like the location of owls, obelisks and interesting paintings. without it, I think I would still be running that maze for final cubes. Likely, I should have depicted the secret doors as well.

Bien que, je vous l'avoue, j'avais déjà fait l'expérience assez désagréable de constater que Fez est beaucoup moins pratique quand on doit retourner quelque part que quand on y fait son premier passage. En fait, il aurait été pratique de pouvoir refermer une porte quand on se rend compte qu'elle mène vers une énigme qu'on ne sait pas encore résoudre, de sorte qu'elle apparaisse comme "à faire" au prochain passage.

Si bien que l'on doit assez vite apprendre à se servir de ce qui tient lieu de "carte" pour ce monde. garder un oeil sur ce qu'il y a à l'arrière-plan quand on tourne le monde dans telle ou telle direction, vérifier si la salle marquée d'un '?' est bien sur la "face" visible, s'il y a plusieurs portes sur cette face, etc. (et tenir compte du fait que la carte s'autorise à changer la position d'une porte si elle est sur la face par laquelle on arrive dans le noeud). Sans ça, c'est l'effet labyrinthe garanti.

Et oui, j'ai finalement pris un carnet à spirale pour y prendre note des choses sortant un peu de l'ordinaire (en particulier dans les salles mauves) y compris par où on y parvenait pour pouvoir y retourner facilement.
J'aurais probablement dû faire pareil avec les "portes dérobées" (marquées d'un double-carré) qui ne marchent que dans un sens la première fois mais qui offrent des raccourcis en cas de re-parcours.

Thursday, March 13, 2014

encre ? yeah !

Je ne veux pas me contenter de flaques d'encres immobiles pour la School Zone de Bilou. Je veux pouvoir en profiter pour construire des puzzle autour du principe des vases communiquants. Je veux aussi pouvoir utiliser un seul niveau qui monte pour tout le niveau, histoire de proposer des niveaux à terminer dans un temps limité.

So far the ink is static. Puddles where you shouldn't fall in or some bottom-of-level deathly trap. I want to go beyond that. One of my favourite puzzle elements in Fury of the Furries was involving sand or water level that you raise or lower to transform the level. It re-appears in two of the levels I had envisioned for the School Zone, and it would be the base for both deep-ink-pit and rush-to-completion arcade-games I have in my furnace. Several elements need to be sorted out to get that working, though: rendering, interaction with monsters and implementation of the levels equilibrium mechanics.


Côté implémentation, j'ai écarté l'utilisation d'un plan dédié (je n'en ai plus). Combiner une ligne de sprites pour l'animation de la surface avec un remplissage de l'arrière-plan par des pavés tout noirs pourrait faire l'affaire quand l'encre va toujours vers le haut, mais pour des vases communiquants, qui pourrait "réparer" la map quand l'encre descend ? ... A moins que la map complète en mémoire ne soit jamais dégradée, et que seule sa copie à l'écran ait des pavés noirs. Mais Infinimap n'est pas conçu dans ce sens-là. Des gros sprites partout, ça ne marchera pas bien. Le plus souple, ce serait sans doute de règler ça à coup de polygones.

Rendering still has a few options possible on the DS, but in my current setup, the constraints start to pile up. I cannot have a dedicated BG layer. I don't have any left since I introduced 3D objects, which need their own layer. I might be using 3D polygons when the ink sits "between" the two layers of the playground -- that's for Deep-Ink-Pit and Bilou's Adventure. When the ink rise up through the whole level as in Rush-to-Completion, I'd better use the "window" feature (or possibly a raster interrupt to affect background priorities on the fly). For the animated surface of the ink, sprites are the best I can think of.

Ensuite, il y a les personnages. En remplaçant les codes du bloc d'encre sur la map du niveau d'*deline, j'ai pu faire en sorte qu'un taille-crayon lancé dans l'encre fasse des gouttes. C'est aussi un premier pas pour faire en sorte qu'une éponge qui tombe sur l'encre flotte (enfin, à moins que Bilou ne se tienne dessus assez longtemps).

Spongebops and other monsters might have to interact with the ink. I made a first step with Dumblador getting "killed" when touching the ink and generating droplets. That required to change the tile properties so that monsters can also interact with the ink. Initially, I thought making spongebop floating on contact would require some intermediate "liquid" tile before the interactive "kill-Bilou" blocks, but it turns out that the same interactive block can also trigger state transitions such as fall/float for spongebop. neat.
That's actually very good news. It means I don't *need* the ink to be tiles in order to trigger the floating. A GOB with the appropriate collision mask will transparently produce the very same kind of state transition.

Je pensais au départ ajouter une couche de tiles "flotteurs" par-dessus les tiles qui blessent Bilou, mais le même code "F_INK" peut à la fois se traduire en une transition tombe/coule pour Bilou et tombe/flotte pour l'éponge. En en faisant une collision ordinaire (et pas un type de tile spécifique, ce que je garderais pour l'eau), ça veut dire aussi qu'un GOB qui possède la bonne zone de collision F_INK peut interagir avec les éponges, y compris pour l'encre qui monte et qui descend.

A partir de ce moment-là, je peux commencer à concevoir les réactions "vases communicants". Un objet-déclencheur peut forcer les deux GOB-surface à se mettre en mouvement. On peut aussi les lier l'une à l'autre pour leur permettre de s'équilibrer, avec une variante du contrôleur qui ajuste la distance entre Spongebop et son pivot. Reste un élément délicat: comment faire en sorte que les niveaux d'encre se mettent en mouvement simultanément ? Un coup de sonde à l'aide d'une zone de collision bien calibrée pourrait faire l'affaire (de la taille du bouquin central, par exemple), sauf que les zones de collision sont normalement définies pour un état donné, pas pour un objet donné.

If the part of the ink that's animated is allowed to be a GOB, the use case of ink-level-equilibrium turns closer to something GobScript can readily handle: it mostly comes down to two ink-surface objects that adapt to each other so that they reach the same level, possibly assigning them top speed that depends on the width of the pit they're in. Then, I have to figure out a way to kick them so that they start moving simulatenously (e.g. after Bilou opened some path between the two pits). I could build something inspired from Badman II boss rooms in RSD Game-Maker, with a lock-type block that shoots invisible trigger-sparks moving along the same kind of directional block as those controlling inkjets.

J'ai donc commencé à construire quelque-chose qui fait fort penser aux boss de Badman II: faire en sorte que la serrure génère des "étincelles déclencheuses" (invisibles) vers la gauche et la droite et placer le même genre de blocs-directionnels que ceux qui contrôlent les déplacement des encriers pour faire en sorte que les GOB-étincelles atteignent simultanément les deux surfaces pour les mettre en mouvement.

If that's funny to demonstrate that the a-priori simple engine can handle elaborated things, it would quickly turn into a nightmare for any sophisticated situation, like the twin-corks in Remi's level (where each cork might trigger raising ink from the other's position). You'd end-up crafting chuchu-rocket puzzles on your map and hope the timing you computed in your mind is correct when launching the level. As a second thought, I'd rather have the surface GOBs both attached to the "lock" and start raising when this link is lost. Yet, it would be nice to have test-zones that can be defined through GOB variables so that the level editor can precisely define a trigger region for each of them (but it's unclear I have true *need* for that in any of the level I designed so far).

C'est rigolo un instant, et ça fait plaisir de constater que les abstractions construites jusqu'ici sont suffisament Turing-esque (comprenez, expressives) pour ce genre de déviance. Mais soyons clair: si on veut passer à un niveau un tout petit peu plus élevé -- les bouchons jumeaux du niveau de Rémi, par exemple -- on peut rapidement se retrouver à construire un puzzle à la chu-chu-rocket qui va promettre de sérieuses migraines au moment de la mise au point.

Il y a bien une autre possibilité: quand un Gob (ici, la surface d'encre) est attachée à un autre (la serrure), il reçoit un évènement si le Gob de référence disparaît. On peut alors faire monter le niveau d'encre suite à la disparition du bloc-serrure -- ou du bloc invisible qui s'est fait détruire par le bouchon-qui-s'enfonce. La bonne nouvelle, c'est que l'éditeur de niveau supporte déjà ce genre d'approche. La moins bonne, c'est qu'un Gob ne peut être attaché qu'à un seul autre. On saura donc faire des niveaux avec 2 bouchons, mais pas avec trois. Cela dit, ça mériterait vérification, mais je pense bien que je dois pouvoir m'en sortir avec juste "2 bouchons" dans tous les niveaux dessinés jusqu'ici.

Thursday, July 11, 2013

SMW -- try a more difficult quest

1992, un samedi matin. Je cours dans les rayons du GB pour atteindre la Maxithèque et me mettre le plus vite possible dans la file pour la manette de la Super NES ... Coup de bol, il n'y a personne cette fois-ci. Je choppe le pad et je démarre le niveau de Super Mario World. Mais à ma grande surprise, il n'y a pas de bloc-question avec un champi dans le niveau cette fois-ci ... Et un peu plus loin, je tombe dans un trou. Un trou ? Eh, y'avait pas de trou dans ce niveau, la semaine dernière !

Avec des scéances de 15-20 minutes par semaine (en cas de game over, il faut passer la manette au suivant dans la file. Si mon père passe en disant "ça suffit, assez de jeu vidéo pour cette semaine" aussi), ce n'est que plus tard que je réaliserai la présence des "Switch Palace" et que je comprendrai que je jouais cette fois sur une partie toute fraîche ou aucun super-joueur n'avait activé ces switches pour moi.

We cannot seriously pretend that switch palaces in Super Mario World are *hidden*. One is straight on the map, the next two are explicitly mentioned in the castle just past the vanilla dome ... They feel more like an admission exam for the player. "Good, now that you've understood the core mechanics and reached the half of the game, let's make sure you're teased up to the point that you'll hunt for those palaces on your next Game Over".

On serait en droit de se demander "si ces switches rendent le jeu plus simple, pourquoi sont-ils cachés?" Cachés? vraiment ? Voyons, le switch jaune est visible au niveau du premier chateau et accessible dès le début du jeu. Le switch vert au bout d'un tuyau dans une caverne, mais passer par un tuyau pour trouver un secret, ça devrait être un réflexe pour un joueur de Mario!

Even the access to those palaces is fairly straightforward. One pipe or one P-switch, and voilà: you're in the palace. Comparatively, Star Road accesses are available sit within secret shortcuts and require mastering of the mechanics to be opened. Comparatively, even unlocking the (last) blue switch palace is easier than beating the level where the entry stand (not mentioning opening the path to the first Star Road access :P)

Troisième switch, il va falloir cette fois ouvrir le passage avec un interrupteur, mais le joueur aura été titillé avec deux chemins a priori impossibles qui s'ouvriront une fois le switch activé. Un peu de maîtrise s'avère nécessaire puisqu'il faudra transporter le switch puis la clé, mais soyons honnêtes: tout ça figure de rigolade à côté des secrets qu'il faut percer pour sortir des maisons-fantôme. Et pour être sûr, une fois le chateau suivant atteint (on doit être grosso-modo à la moitié du jeu), on vous demandera de but en blanc "avez-vous déjà trouvé les switches rouge et vert?".

The real deal is not about *finding* those switch palaces. The real deal is about *daring not to enable them*. Have you just reached Bowser valley thinking that Super Mario World has nothing more to offer and is "just for kids". Uh hu ? Do you have what it takes to come here with no switch enabled ? No safety net over deep pits ? No barriers to protect you from being stomped ? No convenient power-up dispenser just before the boss' door ? Truly, those switch palace are a "easy-normal-hard" difficulty selection in disguise.

Soyons clairs, je pense qu'il est quasi-impossible d'arriver à la vallée de Bowser sans se douter de l'existence des switches tant il y a d'indices quant à leur existence. En revanche pour Julien qui arriverait au chateau en se disant "boah, c'est trop facile!", l'utilisation de tous ces blocs colorés dans les derniers chateaux offre un message clair: "trop facile? essaye donc de refaire le jeu sans activer les switches, qu'on rigole". Et voilà donc un Mario qui dispose d'un large pannel de niveau de difficulté différent -- chose unique dans la série, sauf erreur de ma part.

Voyons ... ce serait un peu comme si certains interrupteurs planqués dans les recoins obscurs de la machine infernale de Keen Commander permettaient de couper le courant aux monstres et aux obstacles les plus critiques. Au lieu d'une sélection du niveau de difficulté via un menu, c'est en procédant au sabotage du jeu qu'on en saperait aussi le niveau de difficulté. J'aime.

PS: un passage secret difficile dans SMW, c'est plutôt quelque-chose comme ça (je l'avais trouvé grâce aux sauvegardes de l'émulateur, mais je ne m'y suis pas encore risqué dans le "vrai jeu").

Thursday, October 20, 2011

Influences for Bilou ...

Facile de voir que la school zone de Bilou ressemble à la cité des images de Rayman. Et pourtant, c'est une pure coïncidence: quand mon frère m'a ramené les nouveaux monstres de Pierrick, personne n'avait jamais entendu parlé du curieux bonhomme sans bras à moins d'être dans l'entourage rapproché de Michel Ancel... Ce dont je ne peux malheureusement pas me vanter.

Mais ce n'est pas pour autant dire qu'il n'y avait rien avant, même si à 15 ans, on avait passé le cap de "refaire un Sonic avec Calimero", il y avait forcément des jeux qui nous avaient marqués et qui nous ont donné envie donner vie à des objets genre "Alice au Pays des Merveilles"dans des environnement "zoomés". Coolspot ('93) fait ça un peu tout le temps. L'animation gag et fluide du jeu de David Perry a largement contribué dans mes influences pour les jeux vidéos, c'est clair.

I long for the "school zone" to get more monsters so that people stop saying that I should have mentioned Rayman (PSX) as an influence. No, rayman was still a top secret project (on SNES?) when we started sketching Sqrt and the pendats. But the video game album was already featuring a few dudes that shown us the way of micro-characters-in-macro-areas (just in case our daily dose of Wonderland weren't enough ;). Coolspot's attic is frequently appearing in my mind when I try to get references for the library level of the school zone, for instance. And of course, Zool had an even greater influence, with its objects-brought-to-life monsters.

L'année avant, l'ovni farfelu, c'était sur Amiga, c'était Zool, le ninja trans-dimensionel. Château des Délices -- euh, zone Chuppa Chups, je veux dire -- puis monde de la musique (tiens, tiens!), Jardin Géant, Boîte à Outils et magasin de Jouets.

Oui, ce "tueur de Sonic" à très certainement marqué le terrain d'une manière plutôt décisive, et je me demande même dans quel mesure il ne figure pas également dans les influences de Michel ;)

Zool's Nth dimension feels quite similar to Rayman's world (or at least those levels based on an surrealistic version of our daily life). With its candy and music themes, I wonder to what extent it might have secretly inspired Michel Ancel and his team...

Ou alors serait-ce les Rangers du Risque (sur NES, dès 1990) ? Avec leurs niveaux à kangourous smasheurs dans une bibliothèque ? Si ce jeu figure parmi mes référence en terme de gameplay coopératif, en revanche, je ne crois pas être allé jusque là, ni même avoir jamais vu quelqu'un y jouer. Il faudra chercher ailleurs.

Oh, and just FYI, yes, I enjoyed Rescue Rangers a lot, especially due to its innovative and fun co-op play, but I'm afraid I never managed to beat the game up to the library level. So, no, this wasn't a reference for me. That's funny to note that Zool's first two levels just match Rayman's Cake and Music levels, by the way ^_^