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Tuesday, January 18, 2022

Keen sur Switch!

Oulah! On se calme tout de suite, les gars. Je vous vois déjà bondir sur le store, cartes visa dehors ... Il ne s'agit que de Keen Dreams, le poussin noir de la couvée. Le lost-levels 3.5 qui marque la transition entre le classique "invasion of the Vorticons" et le cultissime "Goodbye Galaxy".
Mais bon en promo à 2 euros, même si c'est le seul épisode pour lequel j'aie jamais dépenser un cent (bin oui, les épisodes 2,3,5,6 étaient introuvables dans mon rayon d'action et les épisodes 1 et 4 étaient redistribuables librement :-P), même s'il est affublé d'un scénario discutable, de graphismes meilleurs-mais-un-peu-à-l'arrache et d'un gameplay franchement perfectibles, je tente.

K1 : classique.
KD : meh.
K4 : cultissime

Allez, je remets un petit comparatif pour ceux qui étaient ailleurs dans les années '90. La première trilogie, c'est un personnage de taille modeste dans un environnement aux graphismes minimalistes: à-plats de couleurs, perspective frontale, décor épouillé ... mais c'est le tout premier jeu de plate-formes à scrolling sur PC alors on se l'arrache.

Overview: There are gems of game design in the 'Commander Keen' franchise. Okay, likely fewer of them in the 'Keen Dreams' episodes. And unfortunately, this is precisely the one for which we can find sources on the Internet and a port on the Nintendo Switch game store. It could have been a nice idea, but given how the original material was processed, it should rather have "crime scene ** do not cross **" banners around.

La suite "Goodbye Galaxy" prend le pari d'une perspective pas-complètement-cavalière (influence de Prince of Persia ?), offre un personnage plus grand et des décors nettement plus riche. Elle amène aussi une musique de fond et des effets numérisés (K1 devait se contenter de bruitages au PC-Speaker. Oui, ça fait mal aux oreilles).

Au niveau du gameplay, passer de K1 à K4, c'est un peu comme passer de MegaMan à MegaMan X: de 2 directions de tir, on passe à 4. On ajoute des pentes, la possibilité de s'accrocher aux rebords des plate-formes et de monter/descendre à des barres de pompier. Le jeu gagne ainsi énormément en souplesse. On rajoute aussi un saut plus ou moins haut et qui réagit au millipoil. Le saut minimum couvre les 2 blocs au-dessus de Keen. Le saut maximum (sans pogo) en prend 3 de mieux. (Keen faisant lui-même 2 blocs de haut).

Si graphiquement, on pourrait pardonner à Keen Dreams d'être un cran en-dessous du niveau de K4, le fait qu'on ne sache pas encore s'accrocher au bord des plate-formes fait nettement plus mal. En introduisant une perspective ou le sol apparaît presqu'aussi large que le personnage n'est haut, on introduit aussi une incertitude sur notre capacité à atteindre une plate-forme donnée. Comme en plus on nous a retiré le pogo, ça donne un jeu où on va souvent rater ses sauts. De plus, si KD réagit aussi au millipoil, il n'a qu'une hauteur de saut (peu s'en faut) à l'instar du classique "Invasion of the Vorticon". On ira donc souvent se manger le plafond ou finir dans les pieds du monstre situé au-dessus de nous, sur une plate-forme jump-through. Vérification faite: le jeu d'origine n'a pas ce problème (il y a 1 keen de différence entre le saut le plus bas et le saut le plus haut), pas plus que Keen 1. Avoir forcé une seule hauteur est une spécificité de la reprise sur switch.

#SHOOT: commander Keen's primary mean of defence is to shoot at baddies, in all episodes. 'Keen Dreams' shots significantly differ from all other episodes' neural stunner shots, though. They're affected by gravity rather than shot straight, but most of all, their effect is temporary. That wouldn't be so hard to stand if we had not such a limited stock of amno. The switch port of the game makes that even worse by resetting the amno counter when you enter a level. No more way to use the first levels to hoard amnos so you've got more shots allowed in a later, harder level.

Let's make it a lesson learnt for Bilou Dreamland: if you permanently consume something by shooting, then the effect of shooting should be permanent as well. As often as possible.

La dernière grosse différence entre Dreams et le reste de la série, c'est qu'ici Keen n'a pas un pistolet, mais qu'il lance des pastilles-fleurs affectées par la gravité. Vu le nombre d'années depuis ma dernière partie de Keen "canoniques", on va dire que je devrais m'y faire. En revanche, leur effet est limité dans le temps. A l'époque, ça m'avait valu quelques morts évitables. Ici, ce sera l'occasion de voir ce que les joueurs de Bilou: Dream Land ressentiront. Verdict: des munitions limitées avec un effet temporaire = panne sèche assurée. On veillera donc à ce que Dreamland garde "munition consommée = effet permanent" tout comme SchoolRush.

Que dire de l'adaptation sur Switch, donc ? Eh bien, figurez-vous qu'ils nous ont ajouté des musiques. Si si. En gardant un style assez proche des sonorités adlib de l'époque (bien), mais assez moyennement inspirées sur les thèmes. On est plus dans l'ambiance de Keen 6 que de Goodbye Galaxy et ses thèmes inoubliables, selon moi. Il nous ont aussi rajouté des petites bulles de texte ça et là, avec des polices de caractères improbables ou des menus avec des icônes douteuses. Jugez plutôt! Mais sinon, à part le fait que les vies semblent illimitées, on est dans une adaptation assez fidèle du titre original ils ont complètement ruiné l'intérêt principal du jeu.

Je m'explique: le coeur de Keen Dreams est de s'assurer qu'on a assez de bombes pour affronter le boss final, insensible au FlowerPower. Ces bombes sont cachées dans des recoins des niveaux (de certains niveaux, en fait). Et comme on ne peut visiter chaque niveau qu'une fois sur une partie, se ruer sur la sortie n'est généralement pas la bonne option. Pourtant, dans certains niveaux, atteindre la sortie est assez simple, voir trivial.

Je peux comprendre que les éditeurs du 'remake' aient décidé que les niveaux soient librement revisitables, mais avoir 'sucré' purement et simplement l'objectif premier, c'est à se demander pourquoi reprendre le jeu.

#game design: The ultimate goal of the original Keen Dreams episode is to find and collect Boobus Bombs. There are a few in many levels (but not all) and a warning is shown when you enter the level. If you've already played enough to reach the final boss' castle, most likely you've realised that you were short of those bombs, and that they were the only thing that could affect the boss. You can more or less start the whole game anew and be more careful not to rush for the exit of bombs-featuring levels.

Granted, this is an arguable game design choice by 202x's standard. It already was when I played it after DKC! But it is the keystone of the whole game. Levels in Keen Dreams aren't SMB-like course to complete left-to-right. They aren't either key-and-locks mazes of earlier "Invasion of the Vorticon" episodes. You may have a tall waterfall level where the exit is a few hops ahead to the right, but that has depth and heights to explore for you to find the precious bombs.

The switch review allowed levels to be re-visited freely, killing the thrill of not finding enough bombs. It revealed secret passages with a changed color. Worst of all, it adds a 'RUN' mechanics that means some of the jump-puzzles were you where teased with bombs but then had to figure out how to reach them got completely undermined. Oh. And they screwed the *JUMP* mechanics.

Autre point douteux: l'ajout d'une mécanique de "course" ... à savoir la possibilité pour le
personnage de doubler sa vitesse, ce qui casse évidemment certains puzzles basés sur les sauts. Dans la ville des patates, par exemple, on pouvait voir assez facilement la position de ces bombes, mais elles sont hors d'atteinte. Pour les choper, il va falloir aller jusqu'à la fin du niveau, remarquer une libellule-plate-forme parmi les autres libellules, grimper jusque tout en haut et réussir un sans-faute dans un enchaînenement de sauts. Puis revenir.

Comme si ça ne suffisait pas, tous les passages secrets vous sont révélés. Oui, vous m'avez bien entendu: alors que les passages cachés (et où vous êtes invisible) sont une des pierres angulaires de Goodbye Galaxy (et donc de Dreams), ici, on a marqué leur emplacement par du sol plus clair. Plus aucun mystère, du coup.

#COLLECT: Keen games have always featured lot of sweets to pick up. ultimately, they would grant you 1-UPs, and with a game where any hasard means insta-death, 1-UPs are key to success. That was balanced with 1) perma-completion of levels 2) exponential target (next 1-UP will cost higher) and 3) positioning of high-value sweets in dangerous spots. The switch edition breaks this completely. Levels can be re-visited at will, but there is no 1-UP any more (they aren't even replaced with something else) because you've got infinite stock of retries. The only thing you could earn for picking a sweet is ... increasing the completion meter for the level. This is actually frustrating because of the high-value (lost) high-danger (preserved) hidden sweets: you'll get something more only if you find 100% of the sweets in a level, but even a 10-years-old can see that goal is actually unreachable (especially since the level doesn't remember collected sweets if you die).

Est-ce qu'il y a encore quelque chose à dire ? Circulez, m'sieur-dames: y'a rien à voir.
oui! Les munitions! j'ai déjà expliqué en quoi la combinaison tir-qui-assomment et munitions-limitées font mauvais ménage. La réponse de gamer à ce problème épineugle est d'utiliser les premiers niveaux pour maximiser son stock de munitions tout en contournant les ennemis, évidemment. Une grande partie des maps des niveaux qui ne contiennent pas des bombes ont des cachettes à 'graines de fleur' en dehors du chemin principal, histoire de quand-même récompenser la récolte. Mais dans cette version sur switch, votre compteur de munitions est remis à 10 chaque fois que vous entrez dans un niveau. Aucun intérêt, donc.

Resterait-il les bonus-à-points ? même pas! Ils servent normalement à gagner des vies, mais on l'a vu: les vies sont ici illimitées (et donc les 1-UPs retirés des maps). On pourrait se dire que 'c'est pas grave: ce sont des gougouilles, ça reste sympa de juste essayer de les attraper toutes. Oui, sauf que chez ID, ils aimaient bien mettre une part de gateau derrière un obstacle bien chaud, et comme on a qu'un seul point de vie, on est en réalité invité à décider si on se sent capable de prendre le risque ou pas. Tenter le 100%, c'est la mort assurée. Du coup, même J.L.N s'en rend compte: c'est nul.


Monday, September 23, 2019

owlboy: drôles de contrôles.

Les graphismes d'Owlboy sont superbes, les musiques plantent une ambiance idéale et j'adore l'histoire. Pourtant, pendant tout le début de l'été, je n'ai pas ressenti cet effet d'appel à jouer que j'ai pu avoir avec hob ni meme flinthook. La progression est laborieuse, j'ai la sensation d'être brouillon et de ne pas bien comprendre ce que le jeu attend de moi.

J'ai commencé par penser qu'il s'agissait d'un problème d'interface: si seulement je pouvais
forcer le jeu à tirer quand je pousse sur Y plutôt que de réclammer un ZR, tout irait beaucoup mieux, non ? Ça me remettrait dans une configuration identique à celle d'Iconoclast et de Flinthook auxquels j'étais aussi en train de jouer. Les choses deviendraient enfin naturelles. D'autant qu'en y regardant de plus près, c'est aussi le mode de fonctionnement que j'ai utilisé sur Super Mario World et Donkey Kong Country.

Puis je me suis rendu compte que ce serait incompatible avec le système de visée du jeu et j'ai commencé à prendre conscience de tous les raccourcis prévus dans les actions du joueur. J'ai alors commencé à reconsidérer le jeu, non plus comme un jeu de plate-fomes où on sait voler, mais comme un shoot-em-up avec des phases au sol, et à laisser le jeu en mode "tir automatique" par moment pour me concentrer sur mes mouvements d'esquive.

Et des "raccourcis", il y en a des fameux. Voyez, en bleu la séquence d'actions que j'effectuais jusqu'à la fin du deuxième "donjon" pour pouvoir tirer: d'abord commencer à voler puis invoquer mon partenaire, et enfin, viser et tirer. Il y avait aussi une autre possibilité consistant à faire apparaître d'abord le partenaire, puis à le 'ramasser'.

Tout celà est rendu encore plus compliqué par le fait que certaines pressions de touches peuvent nous faire revenir en arrière, et que lorsqu'il est au sol, il faut être assez près de son partenaire pour pouvoir le ramasser. En clair, dès que le boss va venir vous mettre la pression, c'est fini. D'autant que la plupart des coups qu'on encaisse projettent notre personnage et son partenaire dans des directions différentes. Mais heureusement, si on se concentre sur le côté "shoot-em-up" du jeu, bin le réflexe quand on s'est fait toucher n'est plus de sauter mais bien de se remettre à tirer. Et là, bonne nouvelle: utiliser le bouton de tir nous "téléporte" instantanément dans l'état "en train de voler avec son partenaire accrocher qui se met à tirer dans la direction indiquée par le 2eme stick. On peut dès lors oublier toute la partie bleue dans les phases d'action et se concentrer sur l'essentiel: un stick pour bouger, un stick pour viser, une gâchette pour changer d'arme et une gâchette pour tirer.

Je pensais plus ou moins jusque là que les noms "plate-forme", "beat-em-all" et "shoot-em-up" n'avaient d'utilité que dans un catalogue ou un magasin, mais après plus de 20 ans de pratique du jeu vidéo, on dirait que ça va plus loin. Le fait de penser "c'est un shoot-em-up" semble activer un autre ensemble de réflexes, y compris un mode de vision plus global pour surveiller les trajectoires de plusieurs projectiles à la fois.

Et pourtant, pendant une bonne partie du jeu (et en particulier presque tout ce deuxième donjon), le fait de tirer est beacoup moins impliqué: on va essentiellement résoudre des énigmes en transportant et lançant des objets (ennemis-bombes, nuages ou cruches d'eau pour éteindre les monstres de feu, etc). De quoi endormir le peu de réflexes qu'on aurait pu se constituer dans les phases d'action du premier donjon.

Bref, Owlboy a fait le pari d'un jeu multi-facette, qui alterne des phases de shoot-em-up, des phases de puzzle "à la zelda" et des phases (rares) de réel platforming ("Attention: ces gnomes ont une ouïe super-fine. Ils t'entendraient battre des ailes à 100 mètres. Quoi qu'il arrive, ne t'envole surtout pas!"). Une richesse indéniable, mais pas toujours claire à appréhender pour le joueur. Et qui va vous demander -- tout comme le personnage doit le faire dans le jeu -- d'abandonner derrière vous vos a priori si vous voulez continuer à aller de l'Avent.

Friday, September 06, 2019

Feedback in Iconoclasts

I've been playing a few shooting-based games lately. Iconoclasts, obviously, where you shoot, run, fight bosses, talk to NPCs and solve some puzzles. Flinthook, too, where you shoot, zoom through levels, shoot again, explore, die, repeat in another ship. And Owlboy, too. I'm ashamed I haven't posted anything about that one for so long, as I've been waiting for it since around 2015!

Bon, je ne suis pas grand consommateur de jeux-à-flingues en général, mais cet été, je viens de m'en faire quelques uns. Iconoclasts, bien sûr, qui mélange les traditions des run-and-gun avec ceux des castlevania pour donner une sorte de successeur de Cave Story avec une dimension RPG plus prononcée. Il y a eu ensuite FlintHook, mon premier roguelike qui m'aura bien tenu en haleine avec sa bande son sur-vitaminée. Puis Owlboy, plus zen sur le long terme et moins succeptible de m'envoyer à la pharmacie chercher de l'anti-inflamatoire que les deux autres grâce à son auto-fire. Owlboy aux graphismes superbes dont j'aurais dû parler depuis 2015, mais au gameplay améliorable.

And with the mix of all these, I start to better appreciate the way feedback information is conveyed in those games. I'll use Iconoclasts as an example of how it can be made right. Granted, they somewhat overdid it, but they allowed player to immediately know whether they picked the right action and to reduce the feeling of the game being unfair to them.


There are 3 main weapons in Iconoclasts plus a few alternate ways of attacking monsters. And frequently some monsters are vulnerable to some weapons and shielded against others. The feedback here is pretty simple: a small red skull moving away from the monster denotes a successful hit while a blueish cross indicates that the monster blocked our attack.

Ce mélange me permet de mieux apprécier les choix de certains jeux: parfois j'aimerais que l'un se comporte plus comme l'autre pour tel ou tel aspect. Et en particulier les choix de feeback visuel dans Iconoclasts qui me semblaient discutables montrent toute leur force de design tandis que je me casse les dents sur les ennemis de Owlboy.
Vous voyez, les explosions des armes de Iconoclasts sont assez impressionnantes. Peut-être à l'excès. Et elles pètent tout pareil que votre tir fasse mouche où qu'il ait été dévié par les défenses de votre cible. Heureusement, Konjak nous a prévu un petit symbole discret mais efficace qui évite qu'on ait l'impression que le jeu était vraiment trop injuste. Une petite croix bleue en cas d'échec, une petite tête de mort si on a "blessé" notre adversaire. On peut donc rapidement changer d'arme si on se rend compte que celle qu'on utilise n'est pas appropriée.

Cette convention est appliquée à l'ensemble du jeu, du plus petit blob aux boss les plus gros. D'une certaine façon, c'est une version plus rapide à traîter (parce que sans lecture) des chiffres et des statuts du genre "manqué" ou "blocage". Ça s'intègre mieux dans l'univers du jeu, aussi.

This convention is applied game-wide, from the smallest critter to final bosses, and they work even though most our shots create pretty huge explosions. To some extent, this work a bit the same way than the "blocked", "hit", "severe hit", "missed" etc. statuses and damage numbers  that got shown in action-RPG games, but more integrated into the game's universe by not requiring reading.

The last sort of such feedback is how some attacked are telegraphed to the player, namely those that must require a parry with the wrench. They are identified with a big green circle and small icons depicting rotating wrenches just before the shot. Again, it is applied game-wide, letting the player quickly react rather than requiring fail-and-retry learning with every new monster we encounter.

I'm not completely fan of that one, though. Although I agree with the idea, it is too obvious, and poorly integrated with the game's universe.


Par contre, il y a un type de signal qui ne me convainc pas. Ce style de cercle vert accompagné de petites icônes représentant une clé à molette qui tourne indique que l'ennemi correspondant est en train de préparer une attaque qui pourra être parée en faisant tourner notre clé à molette (normalement utilisée essentiellement pour activer des portes, etc.) ça m'a sauvé la vie dans plusieurs combats et c'est impossible à louper, mais on a un peu l'impression d'être dans un logiciel ludo-éducatif tellement c'est "Captain Obvious". C'est mieux que pas de feedback, mais tout juste.

Thursday, July 03, 2008

Un peu de level design

L'autre jour Pierrick me proposait de faire une sorte de générateur aléatoire de niveaux pour Bilou. Je dois bien avouer que construire un niveau qui soit intéressant, ça n'est pas une mince affaire ...

Mais non. De l'aléatoire, là, je n'en veux pas. J'aime partir d'un élément nouveau, qui sera unique dans le niveau, et construire autour de ça.

Ici, c'était les lattes tournantes. Placées à l'horizontale, elles tournent autour de leur centre, ce qui en fait pour Bilou des plate-formes qui s'étendent et se contractent.
Le tout sera évidemment de bien gérer son timing pour être dessus au bon moment. On peut encore corser la chose en disant que non, il n'est pas question de sauter *à travers* la latte. C'est plus ou moins sur cette base-là qu'est apparue la scène ci-dessus.

My friend Pierrick was hyp'ing about random-generated levels for platformers, not so far ago. Personnally, I prefer to craft maps on purpose, preferably around a specific "level item" that will give it a "theme". Here, the theme is some rotating rulers, which force you to adapt the timing of your jumps aand grab the only Dumblador that hangs around that could stun the pendat.

The skilled dare-devil player is allowed to try and get the key without stunning the pendat, but there will barely got room for that. Plus, Pendat tend to be aggressive and run towards Bilou as soon as he's spotted.


Une "clé", planquée en hauteur, qu'il va falloir aller chercher en grimpant sur une late. Pour épicer la scène, un crayon belliqueux dont Bilou ne sait pas se débarasser seul.

Le joueur impétueux pourra malgré tout tenter sa chance en passant "par-dessus" le crayon en question. Moui, pourquoi pas. Mais bon, il faudra être super-précis, parce que l'espace est des plus justes. Et puisque la latte bouge en permanence, il faudra en plus calculer son timing pour arriver au bon moment, choper la clé, contourner à nouveau le crayon et repasser à fond dans l'autre sens

Bref, pour un joueur moins "casse-cou" (moi, par exemple) on préfèrerait de loin avoir un taille-crayon à lancer à la figure du crayon histoire qu'il se tienne tranquille. Seulement voilà. Vous êtes arrivé dans cette zone à dos d'encrier, ce qui retire toute possibilité de transporter un taille avec vous . . .

C'est là qu'on va pouvoir s'amuser avec le level design.

Seul voie d'exploration possible : vers le haut, ce qui nous donne évidemment la possibilité d'une longue série de lattes tournant à des vitesses différentes, obligeant le joueur à "sauter de latte en latte" pour atteindre le repaire de Dumblador, le taille crayon crétin.

Evidemment, on peut de nouveau placer les lattes de manière à ce que les plate-formes qu'elles constituent disparaissent et réapparaissent. Classique. Un faux pas, et on retombe chez le crayon: l'escalade est à recommencer avec en prime le risque de se prendre un coup de pique.

Mais on peut aussi pimenter la chose avec des encriers lançant des gouttes d'encre ou des crayons qui blesseront Bilou avant même que la latte ne se soit complétement retirée.

Et une fois le taille-crayon ramassé, il faudra refaire le trajet en sens inverse (quoi qu'un joueur un peu casse-cou tentera probablement le retour en chute libre).
So the 'dumb blado' pencil sharpener is actually a key itself. An organic key according to Kirby Kid's vocabulary.
PS: vous aurez noté que j'ai trouvé un nom marrant pour le taille crayon : dumb + blade = dumblador. L'occasion de faire une catégorie par perso ...

En terme de level design, dumblador est donc ici une "clé organique" (sisi, c'est KirbyKid qui l'a dit).

Saturday, December 31, 2005

Mechanics (t.a.g.)

This is a term I borrow from Kirby Kid -- aka Richard Terrel.

Mechanics are the player initiated actions from controller inputs as designated by the game designers. These actions have effects on the gamestate in terms of the variables and dynamics of the gameplay system

.

In fact, if we consider that gameplay is the part that defines and rules interactions between game elements based on user inputs, mechanics are actually atomical element of the gameplay.

Une mécanique de jeu, ça va être un élément atomique de gameplay. Et le gameplay, c'est l'ensemble des règles déterminant les interactions entre les éléments du jeu sur base des actions de l'utilisateur. Oui, je comprends: ça paraît très formel, mais c'est justement l'idée derrière l'emprunt de ces termes à Richard Terrel: permettre de formaliser le discours sur un jeu. Dans mon cas, je fais principalement des jeux de plate-formes, donc mes mécaniques principales seront 'sauter' et 'courir'. je leur donne des tags dédiés. Je les note en Anglais et en majuscules (JUMP) quand je veux vraiment dire 'la mécanique du saut // le fait que le joueur pousse sur le bouton de saut pour faire sauter le personnage'.

I'm mostly building platformers here, so my primary mechanics are JUMP and RUN. I can modulate them with FLOAT. I don't quite have a shooting or fighting character, but it instead GRAB and THROW things.

As you have noted, I use all-caps when I want to obviously refer to gameplay actions (mechanics) within the text. I promise I won't shout too much.

Readme: KK: Mechanics & Abstractions (p.2)