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Thursday, March 27, 2025

#20games part 3

Rick Dangerous has its own tag on this blog. This is a clear indication of a influential game. It's not so strong on Bilou's adventure (apart for a spikes at the bottom of pits), but it was Rick that pushed us into making our own platformers, even before Sonic and way before Mario. Its influence was still strong in Calimero, although the impact of Sonic was equally strong on that one. But I never end up telling myself "oh I know, I'll make a Sonic-like" when I need to do something with a "new" character. And I never tell myself "oh, I know: I'll bring Sonic as a cameo playable character". That's for Rick only.

Il reste quelques jeux parmi ceux-qui-m'ont-influencés qui datent d'avant le premier jeu Bilou-en-plate-forme, je pense que ça vaut la peine de les rassembler, même si à ce stade-là du challenge des 20 jeux, ils se retrouvent éparpillés sur les 12 jours restants. Commençons par Rick Dangerous, le jeu qui aura détrôné Sonic (Master System) de cette collection. Parce que si Calimero est construit sur un mélange des deux jeux, très rapidement (sic), c'est le côté Dangerous qui l'emporte dans le gameplay. Et quand je commence à avoir quelques petits sprites prêts sur NDS, à quoi je pense comme moule-de-jeu ? Rick Dangerous. Et quand mon frangin ressort l'idée d'utiliser son personnage "Spector" pour participer au C64 challenge, qu'est-ce qu'on propose ? Rick Dangerous. Et qui mettrait-on bien comme personnage "un peu plus stylé" dans un remake NDS de pharaoh's curse ? Encore Rick Dangerous. Même "Nono in the Maya Zone", n'est qu'un Rick Dangerous déguisé sans Rick.

Passons. Bubsy, c'est un de ces jeux dont on a pas raté la sortie. '94, on était au taquet, de retour devant la télé tous les samedis pour écouter Maniac et Sam Touzami nous parler des dernières nouveautés et nous présenter des trucs et astuces sur les jeux qui avaient déjà quelques mois. Bubsy en a fait partie, et même si on y aura pas joué dès le départ, le côté cartoon/potache de son animation se retrouvera intégrée dans la proposition de Bilou pour le concours de jeu... et qui deviendra un de ses traits de caractère jusque dans les "on the road" de la BD. C'est aussi un des jeux dont la musique ne me quitte pas, ce qui est un autre signe distinctif de jeu qui a eu de l'impact.

Comparatively, it may be surprising to see Bubsy in the list, but it came out precisely when we were brainstorming what the exact formula of Bilou's Adventure should be. New zones ... new super-powers ... new mechanics ... Unlike me, my brother wanted something combining the most original ideas of the era (like Rolo the Rescue map pieces), and Bubsy's animations were certainly novel by the time. More personnally, I keep getting a smile when some Bubsy tune pops up in my playlist. I cannot say the same for Sonic ^^".

Think about it that way: before Bubsy, Bilou was a mere next-game character. After Bubsy, I started practicing little cartoony animations where Bilou would end up stunned/splatted/electroshocked ... 

Donkey Kong Country, j'étais sur le point de commencer l'aventure RSD Game-Maker quand il est sorti ... C'est sans aucun doute une de mes référence en gameplay (et qui a son tag), même si je n'ai jamais envisagé la possibilité de faire un jeu qui y ressemble. Quelque soit l'élément considéré (type de graphisme, d'animation, dimension des niveau ou leur organisation), ce n'est pas quelque chose que je peux tenter en solo. Pensez ... 4 types de "Yoshi" différents ? C'est tout simplement hors d'atteinte. Pourtant ... pourtant quand viendra le moment de reprendre le design en main pour la DS, il reviendra régulièrement à l'avant de mes pensées parce que trouver des secrets dans ce premier DK, c'est à peu près aussi chouette que dans Prehistorik ...

Le plus délicat,ça aura été de choisir entre DKC et DKC2 ... mais malgré ses perles musicales et le monde caché qui manquait cruellement à DKC, il y a trop d'endroits de DKC2 que je n'ai pas envie de visiter, en particulier en début de partie, si bien que je me retrouve rarement à me dire "oh tiens, je me ferais bien un DKC2"

Donkey Kong Country was one of the key games in my life, but it is also the first key game I knew I couldn't ever mimmic. It's super-ambitious to believe I could craft something comparable to Super Mario World or Bubsy, even as a life-lasting project. But DKC is just out of reach as a solo developer. I don't think I've ever envisioned doing it. I'll only make a few observation regarding gameplay, and try to identify what is fun when hunting for secrets in the DKC series ... but that's it.

Surprisingly, though, Rayman became the ultimate game model for Bilou. With epic boss fights, gathering powers as you progress in the adventure, revisiting levels with powers you've just earned to unlock more secrets. It was also the proof that my idea for animating limbless characters could actually work although it was still very crudely done in the prototype I had when Rayman appeared on the shelves. Many people will compare Bilou to Rayman even nowadays (especially when seeing the School Zone), yet Rayman pushed me to avoid or even remove things more than include them, to ensure that Bilou would remain sufficiently distinct. In August '95, Bilou.bas could let you throw your fist if you had the "turtle power" (iirc). It would never be reused again...

Et pour clôturer, il y a Rayman ... le jeu auquel les aventures de Bilou sont le plus souvent comparées. ça me fait plaisir, puisque c'est un de mes jeux préférés, et en même temps, je ne découvre le jeu que 2 ans après le début du travail sur Bilou, quand à peu près toute la phase de "pré-production" de mon frangin a eu lieu et qu'il n'y a plus "qu'à pixeliser et coder tout ça". Rayman, c'est le jeu qui va définir ce que Bilou ne doit pas (ou plus) faire. Ne pas aller dans une zone des instruments ... ne pas faire des champignons qui marchent ... ne pas lancer son poing (pourtant c'était déjà codé). Ce sera le prix à payer pour garder une identité propre.

Tuesday, October 19, 2021

Dangerous au magasin.

Premier écran. premier niveau. Un long corridor s'ouvre devant vous. Rien ne bouge. Rien ne brille. Un coup de stick a droite, vous faites quelques pas. Soudain, un bruit derrière vous: un énorme rocher rond vient de tomber sur le sol, et avance vers vous, implacable. Le temps de vous remettre de votre surprise, et vous êtes déjà en-dessous.


Bienvenue dans Rick Dangerous.

On reprend. On avance sans hésiter, On se jette dans le trou au bout du couloir : il n'y a pas grand-chose d'autre à faire. Ah-ça fait demi tour? stick à gauche... trop tard.Vous êtes de nouveau mort. 
On recommence. Avancer tomber, tac-demi-tour, avancer tomber, et là, il faudra des réflexes de jedi pour sortir du creux où se ballade votre premier ennemi (ou probablement quelques vies en plus). Bref, vous avez de la chance si vous atteignez le 2eme écran avant d'être game over.

Moi, je n'avais pas eu cette chance. J'ai posé le stick et je me suis remis au bout de la file pendant que celui derrière moi s'essayait à son tour au jeu. C'est la règle, à la maxithèque. Oh, je pourrais bien essayer d'aller attendre pour Sonic, le jeu qui vient de sortir sur la nouvelle console, mais tous les grands y sont, ou presque. J'en ai pour 45 minutes d'attente minimum. Côté Nintendo, bof. Cette semaine, c'est de nouveau les tortues ninja. Le look est sympa, mais impossible de comprendre ce qu'il faut faire dans le jeu. Je n'arrive même pas à comprendre pourquoi je meurs.

Even if you have never played Rick Dangerous, I could hardly believe you reach this part of the Internet and still ignore it may be one of the earliest implementation of the 'Die and Retry' concept. What may sound strange is how people could have *enjoy* diying because of such impossible to predict traps and yet retry. So let me tell you how we were playing that game back in the day.

Rick Dangerous was not like other C64 games. It was a wonder. A console game for mini-computers. No loading times. No key to press or obscure options to toggle with function keys. If you happened to have the cartridge, you'd just stick it in your computer and plug a joystick in port 1. You'd be ready to play. Of course, none of us had ever owned the cartridge, and because it wasn't a disk, none of us either had a pirate copy of the game. The only place where we could play it was in the supermarkt.

Non, j'aime autant rester ici et regarder par-dessus les épaules pour voir comment les autres s'y prennent après la grosse pierre. Ah ? on peut tirer. Il faut gérer son timing par rapport aux ennemis qui font des va-et-viens. On descend, on descend... Ça va, la 2eme partie à l'air moins méchante, en fait. Mais le niveau a l'air super-long.  Ah ? on peut mettre des bombes, aussi? Et voilà qu'on appelle notre joueur, plus qu'un et c'est de nouveau à moi. Reprendre le stick dans une partie en cours, c'est toujours chaud. La règle implicite c'est que soit on se fait game over rapidement pour pouvoir repartir de l'écran titre avec tout le stock de vie, soit on essaie de profiter de la situation du joueur précédent, mais au risque en cas de game over rapide-mais-pas-tant de s'entendre dire que 'eh mais non, c'est à moi, maintenant'. Ici, il était sur la salle mortelle du bloc fou, et visiblement il ne connait pas encore le truc. 
 
A moi donc, de nouveau. On élimine le premier ennemi. On descend s'occuper du deuxiEh !? il sait nous toucher depuis le bas de l'escalier ? Bon, heureusement il y a un check-point juste avant ce 2eme ennemi. Je l'élimine, je descends l'échelle je ... Mais!? il bouge, lui, maintenant ? Je reprends. Tirer.. Descendre. Tirer. Tirer. Descendre par l'échelle de droite. (ah ouais, avec le lance-flèche je comprends pourquoi), sauter dans le QUOI!? des pics qui sortent du sol au moment où j'atterris ? "ah ouais. 'faut serrer à gauche, là." fait-on dans mon dos. (un sympa, celui-là. Je me réjouis de voir jusqu'où il va).

Back then, the area of the store where you could purchase electronic devices like TVs, HiFis and recently mini-computers, they decided that interactive devices like game consoles and computers would be openly usable by potential customers. Of course, quite quickly, grown-ups thought they had no need to type more PRINT statements on yet another qwerty keyboard, but kids would start to line up for a chance to hold a NES or master system game pad. You'd have one game available per machine, no access to the reset button and so on and couldn't ask for the cartridge to be swapped unless you were grown up.

So you could play until you'd be game over. Then you'd have to hand over the stick to the next in line. But that means while you're waiting for your turn to approach, you can get a clue of what will wait you in areas you haven't explored yet. You won't always learn *everything* about the game, of course, because you might end up taking a slightly different path than those experienced players you've "followed", but it gives die and retry a very different taste, imho.

Mais ça ne suffira pas. Ce n'est pas encore aujourd'hui que je verrai la fameuse chauve-souris qui bloquait mon frère. Je cale sur une sale avec des plate-formes en bois et des ennemis partout. Leur mouvements me déconcerte. Quoi que je fasse, ils finissent par me prendre en tenaille. En plus, quand j'arrive là, je n'ai pratiquement plus de munitions donc je perds presque d'office une vie pour pouvoir refaire le plein.
 
Vous l'aurez compris, regarder jouer les autres était une partie intégrante de l'expérience du jeu à l'époque, mais regarder un bon joueur, c'était aussi risquer de passer à côté de toute une série de pièges qu'il a subtilement évités. Il faudra non seulement apprendre la bonne route, mais aussi la taille des hit-box invisibles et les temps de réactions. Tout ça avec un jeu qui aurait mérité d'être sur une manette NES ou Megadrive pour que les actions soient directes, mais qui doit se contenter d'un stick Atari à 1 bouton avec des combinaisons douteuses comme "haut = saute", "feu + haut = tirer", "avant + feu = coup de baton", "bas + avant = ramper", "feu + bas = bombe". 

Bah, je suis out pour cette fois-ci. Et manque de pot, le "sympa" derrière moi connaissait la manip pour mettre le jeu de voiture également présent sur la cartouche. c'est foutu pour aujourd'hui. Je vais aller voir s'il n'y a pas une nouvelle M.A.S.K. sortie d'une boîte, puis j'irai me lire quelques Scrameustaches.

Retour en 2021. Rick Dangerous est resté un de mes titres-référence. Même si je n'essaierais pas d'en cloner l'esprit, j'apprécie toujours de le reprendre en main. La qualité audio-visuelle du titre était bluffante pour les possesseurs de Commodore plus habitué à un Zorro ou un Boulder Dash, mais je ne suis pas sûr que ça aurait suffi si on avait eu le jeu à la maison (donc 1/2h/j pendant les vacances scolaires uniquement) plutôt que de pouvoir y jouer "en société" au supermarché. Merci, la maxithèque ;)
 

Wednesday, June 25, 2014

Rick Dangerous design documents

J'adore les documents originaux des concepteurs de jeux. Dans un article Pix'n'love, un manuscript sur le tapis, c'est automatiquement des étoiles plein les yeux. Simon Phipps, nous ressort les petits croquis utilisés pour présenter son concept de pastiche d'Indiana Jones à ses collègues ... Et là, je dis ÜberDanke!

The author of Rick Dangerous published some original design documents for his game. Exactly the format I love to discover, with sketches annotated with how-to-play, how-it-works and possible implementation. Within a few pages, we're introduced to the theme (character, locations, motivations) and the structure of the levels. Then you get primary (jump, gun, dynamite) and secondary (stick) mechanics. Thanks a lot

En quelques pages, il nous présente le thème du jeu (le personnage, les emplacements, les objectifs) et la structure des niveaux, puis les mécaniques primaires (sauts, pistolet, dynamite) et secondaire (le baton).

Le côté technique n'est pas en reste:
Simon appuye son concept avec les quelques éléments qui permettront l'intégration d'évènements scriptés qui mettront la mémoire du joueur fortement à contribution par leur caractère imprévisible mais facilement reproductible, qui prennent finalement la forme de "boîte de test" maintenant assez classiques.
Bonne lecture ^_^

edit: these documents and more are now covered in a video Interview with Simon Phipps, where we get advised to start our game with level 2 instead level 1 so that we can revise the difficulty when we'll be done with level 1 and come back to level 2 to polish it... and where we discover that it wasn't the developer's intention to create a game putting that much emphasis on muscle memory (because developers "see the matrix" when testing their game).

Saturday, November 02, 2013

Die and Retry ?

J'ai pu rassembler quelques feedbacks sur le niveau-anniversaire cette semaine, dont celui très attendu de Pierrick... et ce premier Novembre aura aussi été l'occasion de voir le mode "essaie de battre mon record" à l'oeuvre avec les cousin(e)s d'*deline. Je pense que la citation de Pierrick reprend bien la première réaction de la plupart des joueurs:

C'est du pur "die and retry" (c'est pas évident)
Die and retry ... le jeu impitoyable façon Rick Dangerous ou "Les Schtroumpfs d'Infogramme". C'est loin d'être mon modèle, mais c'était clairement celui de mon frère 2 ans avant le niveau de la School Zone quand il dessinait les niveaux de Calimero.

Où sont donc les "coins infogrammes" dans mon jeu ? La chute en aveugle un rien avant la fin du niveau peut clairement en faire partie. J'ai bien essayer de montrer la trajectoire idéale avec des bonus, de sorte qu'il faille prendre le risque de s'écarter de la trajectoire sûre pour faire de gros points mais qu'on soit quand-même guidé vers la zone d'atterissage (presque) sûre...

Really ? is the 20-year anniversary level "die and retry" in the sense of Infogramme's Smurfs, where you have no chance to identify something as being a hazard before you die because of it ? There's cleary a jump-of-faith near the end of the level, where you have to blindly jump and even good reflexes will not give you much chance to evade death if you happen to be on the "wrong side" of the fall. Well, actually, with good reflexes and knowledge of the evasive move that replace invulnerability in my engine, you still can get out provided that you have enough energy remaining.

En revanche, à regarder les enfants de mon beau-frère (6, 10 et 12+ ans) s'essayer à tour de rôle, je constate que dès le début du niveau (et donc du jeu), il est indispensable d'avoir la maîtrise des actions pour ne pas finir empaler sur les pointes de crayons. Les consignes du style "ah, ici, il va falloir courir, sauter au bon moment et ré-appuyer sur A quand tu touches la gomme et garder A enfoncé pour faire un saut assez haut... oui, avec les gouttes d'encre, c'est pas facile, il va falloir partir au bon moment. Aïe. Non. Trop court. Saute pour sortir de là .. encore .. non. trop tard. Tu ferais mieux d'essayer par l'encrier la prochaine fois. Allez, à ta soeur, maintenant."

Mais ils persistent. Ils s'entrainent... il faut dire qu'il n'y a pas grand chose d'autre à faire à part regarder maman finir son cacao chaud. À la fin de l'après-midi, seule la plus jeune continuera à éviter ce "saut de la mort". Ma prochaine mission sera donc de faire un "niveau préparatoire" que même *deline, du haut de ses 4 ans, puisse essayer de finir.

Real-life testing with 3 of my nephew yesterday still turned out to be successful. Having only a few hitpoints before they had to hand the game to their sibling pushed them to improve, and while their initial steps were hazardous and punished by frequent death on the second or third screen, they managed to master the not-so-easy controls (press B timely to grab the sponge, hold it, then quickly release B and press A to clear the first jump). Somehow, the level is missing a sort of preliminary sandbox if I wanted it to be newbies-friendly, but it worked as a good playground for siblings arcade-like competition. Excessive sandbox place would have likely led the youngest to stick in the sandbox and avoid going where the challenge stands, killing the fun for the older kids.

Par contre, un testeur seul de 14 ans, le verdict est assez sévère: après avoir manqué le saut de la mort et le passage des éponges, j'ai droit à "t'as plus le jeu avec yoshi?"

edit: lors d'une discussion approfondie avec Pierrick,
 Bien Rick Dangerous... Tu ne peux pas savoir combien de fois je me suis pris la première rangée de crayons pointus avant de comprendre qu'il fallait se servir de l'encrier pour contourner le problème.
Visiblement, quand un joueur (même drilé au mégaman et autre mario) arrive à ce premier trou, la solution ne vient pas d'elle-même. Courir n'est absolument pas devenu un réflexe à ce stade du jeu. Il faudra que j'en tienne compte dans mes prochaines release.

Comparé au non-tutoriel de Super Mario Bros (les 2 premiers écrans), mon niveau contient au moins deux erreurs criantes.

Le premier crayon ne se contente pas d'être un ennemi à vaincre en sautant par-dessus: il faut une bonne maîtrise du saut pour contourner ce personnage relativement haut et sur lequel on ne peut pas atterrir sans se blesser. En plus, contrairement au goomba, il peut faire demi-tour et devient alors d'autant plus délicat à dépasser. Seule consolation: en le faisant s'approcher un peu plus de la pente initiale, il devient possible de réduire la hauteur du saut nécessaire. (Dans la version g88, le crayon reste un rien trop loin de la latte et on retombera le plus souvent sur sa pointe plutôt que de parvenir à l'enjamber sans heurts).

Compared to SMB level 1-1, I noted the following design mistakes. The first pendat you encounter is not simply a monster you can defeat by stomping it. Actually, you cannot defeat it. You must avoid it, and this is not quite as easy as avoiding a goomba, because it is only a few pixels lower than your maximum jump. Moreover, unlike a goomba, the pendat may turn back just as you jump over it. You don't simply have to estimate the proper jump time given speeds, but also given positions and memorize where the turn-back occurs. I had hoped that the slanted ruler at the start of the level would give Bilou some advantage to make a good jump, but it ends up being a bit too far, and the player is more likely to fall straight on the pendat's spike than clearing the jump when trying to jump off the ruler.

Then comes the first jump-over-the-pit challenge, which is again abnormally complex. You must both run (still an emergent behaviour at that prototype state), jump, and bounce to the maximum height to clear it. Your first attempt is for real. There's no such thing as a "practice area" where the spikes would be replaced by a mere staircase. And if you'd change your mind and decide to look for an alternate path, it is too late: the alternate path is only available *before* you can see the challenge arriving.


Ensuite, le premier saut à effectuer (par dessus les pointes de crayons) est complexe puisqu'il implique à la fois de courir, sauter, rebondir et faire un long saut. Et pour de vrai! ici, pas de "trou pour rire" façon monde 1-1 pour se rendre compte qu'il convient d'être prudent.
Pire encore, le "chemin alternatif" devient hors d'atteinte quand le joueur se rend compte qu'il ne parviendra pas à passer par-dessus les pointes de crayon! (Forcément: c'était un passage secret).

Enfin, si un adulte pratiquant couramment l'Anglais et rompu au jeux vidéos depuis 10 ans n'a pas sais que l'on pouvait courir et avec quelle manip', c'est que ma manip' est contre-intuitive et doit être renseignée plus clairement. Je dois prolonger l'effort sur la gestion de la course de Bilou.

Sunday, July 26, 2009

avant Bilou ...

Avant même Calimero, se basant sur Rick Dangerous, mon frère me sort un niveau pour un jeu de plate-forme mono-écran qu'il baptise "Logic Labyrinth", rempli d'interrupteurs et de pièges en tout genres. Le concept me plait et je relancerai l'idée plusieurs fois (chaque fois que je découvre un nouvel environnement de programmation, en fait). Logic labyrinth manquait d'un personnage, par contre. Il devait s'agir d'un "char de l'espace", ce qui ne passait pas trop mal du temps de LOCO 64, mais plus difficilement après avoir découvert Giana Sisters. Je vous laisse donc découvrir cette petite illustration millimétrée de deux protagonistes destinés à s'attaquer au fameux labyrinthe, qui doit précéder la rencontre avec Piek de deux ans au moins.
Une balle aux cheveux hirsutes et une asperge à casquette ... Eh oui. On reconnait déjà le tandem "Bilou et Bouli" même si le style n'a encore rien à voir. A noter que Bouli étant arrivé sur le tard, son 'look' a souvent changé au fil du temps. Il était de bon ton, à l'époque, de prévoir un deuxième perso pour le joueur qui prendrait la manette 2 (ah, époque bénie ou une manette de console ne coûtait rien ;)

The image above is the Level 1 for a never-realised game of mine : Logic Labyrinth. With a strong influence from Rick Dangerous, my brother imaged one vicious puzzle screen where a hover-tank would avoid traps and cleverly activate switches to reach its goal. Since I wasn't too happy with the "hover tank" idea as a character, i started investigating a funnier team: a blue ball and a tall guy with a cap. This all took place years before we met Piek and it could be viewed as the very first step towards Bilou and Bouli the way we know them today.
Over the years (I was roughly 10 at the initial attempt on Logic Labyrinth), I reviewed the concept several times, being somehow a fan of puzzle platformers. Drawing inspiration from Misadventure of Flink or Pushover, the game has been renamed "Mo, the sorcerer apprentice" or "Nono in the Maya Zone", but it never grew bigger than a dozen of lines of code.
première tentative, Bouli en "négatif couleur" de Bilou, mais tout aussi rond que lui, qui apparaît parmi les ennemis d'une "technical zone" très largement inspirée de la "Chemical Zone" de Sonic 2 (découvert début '93).
C'est peut-être un peu trop "cheap". C'était bon du temps de Mario Bros. ou de Chip & Dales sur la NES, mais plus à l'époque de Sonic & Tails où même Mario et Luigi commencent à ressembler à Laurel & Hardie.

Second essai à peine plus ancien: Bouli en tant que "Superlapin", sans doute inspiré de Mr. Nutz. Mon frère n'aime pas. On oublie. A noter qu'à l'époque, Bilou porte des gants et a encore des bras.

C'est à Sparenduin, notre "pépinière de jeux vidéos" que naîtront les habitants de la "Pipe Zone". Il ne manque plus qu'un sourire au Pipe Meccano pour se transformer en Bouli tel que nous le connaissons.

Et pour revenir au jeu Logic Labyrinth, il aura été "revu" à plusieurs passages successifs à Sparenduin, une fois en "Nono in the Maya Zone" (en avril '96, influence probable de Push Over) puis en "Mo, l'apprenti sorcier" (influencé par Misadventure of Flink"), mais je n'en ai encore jamais commencé une tentative de programmation "sérieuse".

Still on the 'historical' side, can show you the very first spritesheet of Bilou (still named 'Boudy the Bubble' when drawn, though the name 'Bilou' appeared that very day) that Piek brought us on September the 25th, while i was working on a "maze race" game. Just above, you can see a collection of "alternative designs" for Bouli, first as "color opposite" of Bilou (plus hat), then as "über bunny". None of them were kept (hopefully ^_^) and i'd be tempted to say that de "pipemans" designed to be baddies in the 'Pipe Zone' might be announciating the current design.

Quant au nom "Bilou", c'est au moment de sauver les premiers essais de course dans les labyrinthes (précurseurs de "Bilou RPG") sur diskette qu'il apparaît. Piek m'avait affublé de ce sobriquet tout au long de l'après-midi, il deviendra officiellement le nom du personnage quelques heures plus tard.

Dernière pièce de musée, donc, cette "planche de sprites" dessinée et apportée ce jour-là par Piek, où Bilou s'appelle encore "Boudy" ou "Bubule".

PS: Oui, désolé, je suis dans un trip nostalgico-historique cette semaine-ci. Je promets le retour du développement sur DS prochainement ...

edit Découvrez M.G.T, la source d'inspiration de Logic Labyrinth, dans Pix'n'Love #13.

Thursday, July 23, 2009

Calimero

Difficile de vous parler de mon expérience de la programmation de jeu sans vous parler de Calimero. Plus qu'un jeu, c'est pratiquement toute une page d'histoire en ce qui me concerne. Celà se passe au début de mes années de secondaires, donc entre 1991 et 1994.

La construction du jeu est clairement inspirée par le jeu Sonic the Hedgehog sur MasterSystem qui cartonnait à l'époque sur les écrans de la maxithèque: bumpers, pics, et bonus / powerup dans des "télévisions". La comparaison s'arrête là : j'avais dans les 13-14 ans, et bien loin du niveau de la Sonic Team ...

"Calimero against the Black Empire" is more than a game: it's almost the complete story of my early game-programming experiments, between 1991 and 1994. I was roughly 14, in a world ruled by floppy disks, my brother and I were impressed by the first episode of "Sonic the Hedgehog" on MasterSystem and so appeared our first levels featuring bonus-in-televisions. While the initial project was to realise this on C64 (see sprites below), it was my first big BASIC project on a PC ... an 8086 XT to be precise with 720x348 Hercules graphic display.

Le projet a commencé alors que je recevais à peine mon premier 8086 XT, et je m'orientais plutôt vers une réalisation sur le C64, comme en témoignent ces premiers essais de sprites millimétrés. De là aussi le look très "géométrique" des décors. Pourtant, avec l'avancée de ma lecture du langage EPbasic, c'est bel et bien sur PC que l'aventure aura lieu. Je passe donc mes grandes vacances à compter les petits carrés et à encoder tout ça en "passe 21 pixels, trace 20 pixels en blanc, à la ligne, passe 20 pixels ...".

Si je ne peux pas vous donner une historique plus exacte, c'est qu'avec un disque dur de tout juste 20 MB, toute l'évolution du projet s'est déroulé sur diskettes 5'1/4 un peu dures à relire aujourd'hui ... Et avec un PC qui ne retient pas la date, ... Quelques versions diskettes seront refilées à mes copains de classe programmeurs Julien Collaer et Cédric Dupont.

My brother drew the level for 4 worlds -- namely fire, water, pyramids and pipes -- that Calimero the black chick will travel to save his sweetheart Priscilla from the clutches of the Evil Black Empire. Okay, admittely, nothing impressive in that scenario by today's standards, but keep in mind that this was the scenario of virtually *any* platformer by then. Calimero's favourite sentence "That's too much unfair" is really the corner stone of my brother's level design: you'll have to jump into that fake lava river to find the level exit. Don't rush to the obvious exit, which is fake and will just make spikes appear all over the place that will kill you. Even with the cutest graphics, with such levels, it would be hopeless to work on Calimero on DS...

La première version qui voit le jour pour PC avec carte monochrome Hercules à la résolution improbable de 720x348 dans le "niveau du feu". Mon frangin (Cyborg Jeff, uniquement connu en tant que "Piet" à ce moment-là) qui était déjà mon scénariste pour la bande dessinée, me fournit un scénario en béton (la belle priscilla enlevée par l'Empire Noir) et des niveaux dans 4 mondes originaux (le feu, l'eau, les pyramides et les tuyaux)... On s'en plaint maintenant dans Super Princess Peach, mais à l'époque, c'était plutôt bien vu.

Non, le vrai problème avec ces niveaux, c'est l'influence de Rick Dangerous. Des "picots invisibles", un faux drapeau (fausse sortie du niveau), et quasi systématiquement la fin se trouve derrière une fausse mare de lave, etc. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y aura jamais de portage de Calimero sur DS, même si je faisais quelque-chose d'aussi réussi graphiquement que le mockup de 'New Zealand Story' par Kenneth Fejer.

I don't precisely realise those flaws by that time, and I will spend much of my leisure time to precisely draw every screen on a large sheet of paper, with a 1mm=2px scale, before the level is translated into LINE(xo,yo)-(xd,yd) and PAINT(xc,yc) statements. The coordinates of every bonus and hazard hitbox are scribbled with a coloured microball pencil ... I had only access to the computer three days a week, and only for one hour (parental rules :P), so such preparation were a must. Programming sessions, however, often consist of repeatedly asking the screen to be repainted as being one pixel off could make a PAINt command to overflow and fill the whole screen >_<. A missed "screen exit detection" -- a request to paint a sprite out of the screen -- will interrupt the execution with an infamous error message from the BASIC : more "IF XX < ... THEN GOTO ..." is needed :P

Et pourtant, je persiste. A grand coup de feuilles de listing sur lesquelles je prépare minutieusement les commandes "line" et "paint" du BASIC à l'échelle qui définiront chaque écran, des tests pour chaque bonus et pour chaque zone mortelle. Si ça permet une certaine liberté, c'est long. Terriblement long à mettre au point (un seul pixel de loupé et la commande "paint" recouvre tout l'écran >_<). Je suis toujours dessus en septembre '93 quand mon frère rencontre Pierrick et commence à envisager une version en couleur sur ... Amstrad CPC. Le projet ne commencera jamais, mais jettera les base de Bilou. A Pâques 1994, je migre vers un 386 avec VGA et carte son. Et là, horreur : le mode d'écran "SCREEN 3" que j'utilisais jusque là n'est plus valable. Il faut tout repasser en 640x480, mais je gagne quelques couleurs au change. Je vais même aller jusqu'à programmer enfin le premier boss avec l'aide de Pierrick, reportant méticuleusement le dragon dessiné en Deluxe Paint via des pages entières de feuilles quadrillées (genre 'point-de-croix' pour ceux qui connaissent) des zones importantes, que je réencode en BASIC. Sans services du genre "wotsit", l'utilisation des .pcx est à cette époque réservée à ceux qui ont pu s'offrir "graphic gems" ou un bouquin du genre.

When I purchase a VGA graphic card and a Master Boomer sound card for my 386 in easter '94, I realise in terror that the 720x384 mode is Hercule-specific and no longer supported. The whole game has to be updated -- but by the same time, colours can be added. With some help from Pierrick, Calimero will at least fight against his first boss -- a dragon drawn with Deluxe Paint and hand-transcoded with several 20x20 tiles on A4 draft, squared sheets: there was no WOTSIT service by that time to help me understand how to process PCX or LBM file format, and definitely no function library to do the job for me. In its ultimate shape, Calimero will have a 10sec music sample looping during the boss fight and a "cinematic" conclusion where lava is replaced by water, flowers grow and blue bunnies frolic all over the scene on a speaker-rendered "merry melodies" theme.

J'irai même jusqu'à programmer une petite "cinématique" de fin de monde, réutilisant les lapins servant de NPC dans "Bilou RPG" (que je mêne en parallèle) et la goutte d'eau qui sert de pièce d'or dans Keen IV et faire un happy end sur la musique du final "Merry Melodies" des cartoon de mon enfance.


Alors que Juin '94 arrive, le projet s'essoufle. C'est définitivement trop exigeant pour un gameplay qui lasse. Pour pouvoir jouer la musique de Pierrick pendant le boss (en fait, une interprétation du thème de Terminator sur le synthé de mon frère), j'ai "acquis" le QuickBasic 4.5, étudié attentivement l'aide qui m'ouvre de nouvelles perspectives : le stockage de sprites "en natif", la manipulation de fichiers, et surtout la programmation structurée, enfin libérée de la numérotation des lignes. De nouveau, c'est surtout "Bilou RPG" qui en bénéficiera, Calimero ne servant que d'explorateur hasardeux pour ces techniques.

As I get more comfortable with 256 color screen mode and find ways to go beyond a simple "XOR" display, the project is left aside as I turn towards the Bilou RPG project using recently developped sprite editors. Calimero will remain forgotten until June '95 where my bored brother will use Recreational Software Design Game-Maker to revive the first twp levels. The hope to see the water, pyramid and pipes zone didn't last very long, however, as G-M hardly support most of the gameplay features (secret passages, bumpers, and switch between gravity-affected player and helicopter power-up in the same level).

Ce n'est qu'en juin '95 que mon frère, armé cette fois du GameMaker de Recreational Software Design et des graphismes (très inspiré de Sonic, il faut le dire) de mon "Panzer III", nous gratifiera d'un "calimero 2". Je suis sûr qu'il avait prévu de faire (enfin) une réalisation des niveaux de l'eau, pyramide et du monde des tuyaux, mais même le premier boss passera sous silence. Les passages secrets, les bumpers et l'hélicoptère, ce n'était vraiment pas pour le GameMaker, rien à faire.


Maintenant, éteignez votre ordinateur et allez vous coucher

Monday, August 11, 2008

Spoutnick vs Core : Dangerous

Je suis tombé là-dessus en surfant ce midi. Suivant la trace d'un visiteur attentif de mon site web, je suis arrivé chez Pascal, membre de la "Spoutnick Team" qui nous a fait une très chouette reprise de Rick Dangerous sur GBA avec des graphismes tout neufs, etc.

Chouette, me dis-je. Ouaip. Sauf que le projet a été abandonné suite à un conflit avec Core Design, les réalisateurs de la version initiale sur Amstrad, C64 et Amiga pour raisons (évidentes) de copyright.

C'est triste, évidemment, parce que même si les anciens graphismes ont du charme, la version "remasterisée" promettait vraiment. Et je compatis pour Pascal, qui a probablement passé des mois sur le code et qui doit finalement se contenter d'un "XMAS dangerous" présenté en 2003 à une démoparty, mais à mon avis bien moins accrocheur et consistant graphiquement parlant.

I stumbled upon Pascal's website innocently and immediately clicked the "Rick dangerous" link under 'GBA' section once my eyes spotted it ... then i found out that you had to cancel the project due to copyright issues.

Kinda sad, imho. He deserves a few words of support regarding all those monthes of work ruined by laws. The graphics of the "remastered" version really looked nice. I wish we'd live in a world where Core Design would have tried to collaborate with his team to get the work done for the best of both parties (and players) rather than just frowning and saying "nah, you can't do that. We ownz the sprite".

I'll give Xmas Dangerous a try, but bitterness will remain ...

D'autant plus triste que (mais là, je peux me tromper) il me semble voir dans les niveaux des écrans inédits ... Bref, c'est avec une larme de nostalgie et une pointe d'amertume que je laisse ça dans la collection "ces projets chouettes qui ne sont pas compatibles avec le monde moderne" et que je retourne à mon p'tit Bilou, peut-être pas très original, mais au moins original.

edit: Allez, chassons tout cette tristesse: Simon Phipps lui-même, le créateur du Rick Dangerous original liste sur son site web le travail de Pascal en #1 des "most interesting retro-gaming websites [about Rick Dangerous]", avec la mention

The homepage of the extremely talented Pascal Bosquet who has created versions of Rick for the GBA and Megadrive, including a special remix ‘Dangerous Xmas’ which is well worth seeing!

Thursday, May 22, 2008

Dangerous Temple ...

XRick, c'est un des seul jeu auquel j'ait vraiment joué (mis à part Solitaire et Démineur) sur mon Zaurus.

Du point de vue "pixel art" (si on peut dire), j'ai envie d'attirer l'attention sur la "richesse" qu'il y a dans le décor, avec seulement 30 caractères sur cet écran (je ne compte pas le fond, hein, juste les rocs et les briques). Et ce qui est amusant, par exemple, c'est que puisque les briques ont exactement une taille multiple d'un caractère, on peut les combiner comme on le veut.

I haven't played that many games on my Sharp Zaurus, mostly MineSweeper and solitaire.That, and X Rick -- a port of the 8-bit hero Rick Dangerous. From a pixel art point of view, it is impressive to see how much variety there is in the background considering that the whole level is built out of a mere 30 tiles. A smart trait is that bricks and blocks size are multiple of the tile size, there is no restriction on how they will be combined.

Mixing dirt, rocks and bricks properly is the secret of a successful cursed temple. Artists in Lost Vikings II surely understood this well, but I feel like they could have executed it better. In Rick, borders are exclusively rendered with blocks and bricks, never with rocks or dirt, mainly to reduce the amount of tiles required. Here, the artists clearly had fun with dirt tiles that 'eats up' rocks and makes irregular, organic walls. Yet, if you ask me, that wasn't the right thing to do: rather than seeing dirt through a broken wall, it looks like a patch of dirt has been stuck over the wall.

Mélanger terre/rocs et briques, c'est le secret d'un temple maudit bien réussi. Les graphiste de "Lost Vickings II" l'ont bien compris, mais à mon avis pas parfaitement interprété. Dans Rick, pour des raisons d'économie, l'ensemble des bords du temple est fait avec des briques, et uniquement avec des briques (jamais des rochers). Ici, les graphistes ont pu s'en donner à coeur joie avec ces zones de terre qui débordent un peu, sauf que si vous voulez mon avis, c'est raté : on le dirait "collé" par-dessus le mur :P

Autre détail un peu loupé, à mon avis, c'est d'avoir utilisé un bloc carré (en l'occurence 16x16) comme élément de base plutôt qu'une vraie brique (16x8 dans Rick, et ç'aurait pu être 32x16 ici sans soucis. Oh, il y a bien des briques de ce genre, mais trop détaillées pour pouvoir servir de "passe-partout". le "simple pavé 8x8" sert presqu'exclusivement de bouche-trou dans Rick Dangerous, et c'est très bien comme ça.

LV2 designers also missed something when they decided to go mostly with square (16x16 blocks) while Rick Dangerous was built with 16x8 bricks. That stresses the tile grid where it really didn't needed to. On the other hand, LV2 features nice pillars, lovely vines and that 'divinity iconic block' as well. And last but not least, it also features irregular ground with multiple floor levels (and not just slopes), which works pretty well with the 'ruins' theme.

Bon, à côté de ça, ils ont de superbes lianes dans LV2, hein. et quelques colonnes bien sympa aussi, et l'habituel "gros bloc-icône" représentant la divinité vénérée dans ce temple. Un must.

Enfin, un dernier élément sympa de ce temple, c'est les pavés décalés. Ils devaient avoir un moteur de collisions un peu plus sophistiqué qu'à l'habitude dans ce jeu, parce que non contents d'avoir plusieurs inclinaisons de pentes, ils se sont permis d'avoir plusieurs hauteurs de sol plat ces cocos. 

Evidemment, c'est beaucoup plus crédible pour une ruine d'avoir des pavés de travers, et c'est beaucoup plus crédible que les pavés soient dessinés de travers si notre personnage doit s'adapter à ces variations de terrain. Et là, je vous avoue que dans l'état actuel des choses, on ne saurait pas encore faire ça dans Bilou ... Donc, retour à la planche à design ce soir et je refait un essai sur cette histoire de bordures :-)

Et bien sûr, je ne peut pas conclure sans remettre un petit bout de cet excellent temple par Tomf sur pixelation, tout en pixel art désaturé, bien sûr. Tomf a parfaitement géré le coup des briques et son temple est visiblement en bien meilleur état que d'autre. Et si ses lianes sont moins luxuriantes, elles ont leur petit charme quand-même. On pourra peut-être regretter l'absence de parties "roc" pour changer un peu, et le décor de fond un rien répétitif, et on aurait ajouté des statues d'idole, que ça n'aurait pas fait de tort, imho.

Oups. Je suis impardonnable. J'ai oublié de mentionner le "labyrinthe" du premier Sonic dans la série. Bon, vu comme ça, ce n'est pas vraiment convaincant, je l'admet ... mais quand j'ai imprimé ce niveau pour faire un peu d'analyse au niveau "level design", je vous assure que ça sautait aux yeux ...

d'ailleurs, ça se voit tout de suite sur une vue un peu "dézoomée" de cette version master system : les concepteurs ont essentiellement travaillé sur les bords, sur lesquels l'attention du joueur se portera principalement ...

Monday, October 02, 2006

Santa Dangerous

En voyage à Paris la semaine dernière, avec pas mal de temps "trop libre" après les meetings/conférences jusqu'à ce que ma fée vienne me rejoindre... j'ai bien un peu fait du design pour un "animation editor", mais pas moyen de véritablement développer sur mon Toshiba dinosauresque exempt de drivers pour la DS ... et sans connectivité Internet à mon hôtel :P

Donc, à la place, j'ai gribouillé des petits sprites, dont une série de blocs "sol" pour la forêt de Bilou (à venir) et également un début de décor pour "Santa Dangerous" (ex 'XMASman-vs-packs') ... Si en plus j'arrive à récupérer les pingouins de Badman III, on va s'amuser comme des tifous ;)

PS: le "mockup" n'est pas fait sur la DS, hein, c'est du cut'n'paste dans the Gimp des sprites réalisés avec DS sprite Editor ...

I was in Paris last week, for a conference & meeting, having too much "free" time before my fairy come to meet me for the week-end... Oh, i spent a couple of hours on the "Animator" design for SpriteEditorDS, mainly in the train, but there's no way i could do real coding on my dinosaury Toshiba Laptop without a proper WiFi connection to my main PC ...

So instead, i scribbled a few background blocks for Bilou's Wood level (to be posted later) as well as some material for "Santa Dangerous" (previously known as "Xmasman-vs-packs) ... If i manage to retrieve penguins sprites i did for Badman III, it might really be funny.

PS: the game mockup isn't done on the DS proper atm: that's just cut-n-pasting of the DS sprites (captured through DeSmuME) and arranged with the Gimp :P

Saturday, December 31, 2005

Mario (t.a.g.)

Yep, I mean the mustachied one.

At first, I had in mind not to create a "Mario" tag (nor any tag for Nintendo or any third-party character). If a reader would have liked to read "all references to Mario" on this blog, the search feature is there.

However, with the time, it turned out that the Super Mario series is an inevitable reference point in the design of Bilou's adventure. So a Mario tag appeared nonetheless to collect all those comparisons.

Similar tags were then introduced for other key reference games such as Rayman, Sonic and Keen Commander or Fury of the Furries or even Rick Dangerous.

Other reference points are picked more occasionally, such as games from Titus Interactive, Kirby or WayForward (Shantae). For these, I'm afraid you'll still have to rely on the search feature of the online blog.

 

Oh; and if you're here because you followed the 'keen' tag and you're done reading all I had to say about that, consider paying Bobby Prince's blog a visit ;) He's the one who made the iconic soundtrack of Commander Keen games.