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Friday, June 26, 2026

4 nuances et 4 canaux ?

Bon, oui, le GB studio, c'est rigolo comme concept. Et ça fait pas mal de titres tout à fait sympa comme ce dinosaure de luxe. Mais y convertir du Bilou, je vois mal le truc ... même Badman aurait du mal. .. mais, petit délire de Mars ... j'ai déjà un jeu qui avait été pensé pour le monochrome dès le début: Caliméro!

On ne va pas se mentir, par contre, ça n'avait pas vraiment été pensé pour les 160 pixels de large du DMG. Le personnage ne ferait pas loin de la moitié de l'écran!

I've spent a good amount of hours on GameBoy, back in the 90's, playing Super Mario Lands, Kirby and of course, Link's Awakening. So when I hear fellow developers enjoying to work with environment like GameBoy Studio and reaching a significant audience, I can't help thinking "shouldn't I try gameboy dev as well ?"

But what game would I make there that wouldn't be over-ambitious for the platform ? That can't be Bilou and while there has been a pseudo-gameboy level in Badman III, it's unclear it would be working with the rest of the game. But ... how about "my" monochrome hero in his monochrome adventures because it was originally designed on a monochrome 8086 back in 1990 ?

Une fois remis à une une échelle un peu plus raisonnable, avec un perso en 24x24, ou quelque-chose comme ça, on commencerait à pouvoir jouer. Pas que le jeu deviendrait automatiquement un hit, hein, mais voilà.

So I looked up for a GB screen template, dug my old Calimero screenshots and started to tweak colors to see how it would look like... and spoiler alert: it looked huge. Calimero was designed for 720x348 screen resolution and then ported to VGA 640x480 keeping its original sprite data, of 54x50 pixels or so. that's nearly 1/3rd of the GB screen in each direction. I know Calimero "gameplay" has always been about die-and-retry and you-should-have-known, but it would be pushing the thing too far. Scaling the sprite to some 24x24 would allow something much more playable.

Oh, bin puisqu'on en parle, je pourrais aussi vous mettre le lien vers une série de scans de l'été dernier. La Pipe Zone, bien sûr, inspirée de SMB3 et qui sera un thème récurrent dans les niveaux de mon frère, la pyramide dont le design ne m'a jamais convaincu et la "water zone" qui a un petit côté Alex Kidd.

Même quelques boss ;)

And what better post could I find to put a link towards the set of scanned level designs I did last summer ? Scans, I mean. Level designs are from 1989-1991 and from my brother. Let me tease you with this "pipe world" (obviously influence by the pipe world of SMB3). I'll let you explore the link and find the pyramid levels as well as Alex-Kidd-inspired bosses.

Been reading this far ? well, that deserves a link to that other mastodon thread where I tried to convert some of Bilou screenshots into 4-shades-of-grey mockups, after somebody posted a music disk of Mickey Magical Quest for Game Boy in January '25...

Et on pourrait essayer de finir en beauté avec une petite image de Bilou en 4 niveaux de gris, avant et après retouche par votre serviteur de janvier 2025... qui ne tient absolument pas compte des contraintes du genre "3 couleurs + transparence par pavé de 8x8", ni du nombre max de sprites par lignes, ni du nombre max de tiles de la GB ni rien. Un pur délire de Gimp, quoi.

Friday, August 08, 2025

ROX'64

This is a piece of history. A screenshot from ROX64, a small lunar lander for C64 (without rotation) where you'd have to shoot at meteors once you've landed before the moon you've landed on starts getting moonquake due to excessive amount of shocks from meteors.

Ce petit screenshot n'a l'air de rien mais il a pour moi la saveur du Chaînon Manquant... cette part d'histoire qu'il faut que je vous raconte: c'est le jeu qui m'a fait passer d'un projet de quizz géographique en texte pur à un projet mêmant PETSCII, sprites et même quelques effets son au SID. Oh, ne vous emballez pas: le jeu que vous voyez là est un titre tout à fait officiel dont je n'ai pas touché un seul byte, mais il était écrit en BASIC, et j'ai donc pu l'imprimer, l'analyser et -- au final -- le bidouiller pour remplacer le module lunaire par un Caliméro.

One interesting aspect of the game was that it was 100% BASIC, meaning you could get and print the listing, study it ... and in my case, modify it so you'd play as Calimero throwing apples to avoid getting squashed. It wasn't much, and I bet nobody would have played it more than I did while proof-testing the thing, but it was the first time I was going beyond a quizz game and actually made something with all chips of the C64. If you think about it, replace the starry sky by some massive mountain, make the asteroid look red and you've got a boss-sort encounter that would have actually fit the theme of the (yet to come Calimero) game's first zone.

Oh and the (original) game was by Jeff Minter, by the way .. the one person who wrote "Revenge of the Mutant Camels"
 

Saturday, March 04, 2017

bonus round

Petit moment de détente, je m'étais amusé à redessiner le premier niveau de Calimero avec les décors de la schoolzone. Même les pouvoirs spéciaux (casser les blocs ou voler) se transposent assez bien. Le hic par contre,c'est que des vies dans tous les sens comme le proposait mon frangin à l'époque, ce n'est intéressant que s'il y a suffisamment de niveaux par la suite ... Ce n'est pas intégrable comme un niveau normal de school rush donc, mais je me dis que comme niveau bonus, ça peut être sympa.



Look! this is Calimero's first level revamped as a school zone level. Of course, just like that, the interest is limited. Calimero was planned to be a die-and-retry game where you would fail a lot, and therefore featured a lot of risky place where you could find 1-UPs. Many of them at once. Who would want that in a run-and-jump game like School Rush ?

Well, maybe it would be interesting as a bonus level. It features both "float" and "punch" power-ups where Calimero's level had "break blocks" and "fly" power ups... it could let the player keep them if they're found. But to remain fair (compared to SMB's "collect 100 coins for a 1-UP"), I should make sure that the 1-UPs you collect in the bonus round can only be used in the real game. I should also make sure that being hit means instant death (or actually, been teleported out of the bonus round).

Pour ça par contre, il faudrait modérer la durée passée dans le niveau bonus, et que ramasser un nombre significatif de vies demande un jeu irréprochable. En provoquant le retour au jeu de base au premier coup encaissé, par exemple. Du coup, je me suis refait une palette de couleurs, hier, pour faire comme si le niveau était dessiné dans un livre plutôt que vraiment réel. Il pourrait alors prendre la place de la "boutique aux power-ups" avec un système où son accès n'est possible que contre des lettres sonnantes et trébuchantes... Un peu comme les niveaux bonus de sonic qui ne s'ouvrent que si on termine avec 50 anneaux.

Reste la question de l'activation de cette entrée. Je veux que ce soit le joueur qui en décide et qu'il puisse aussi le faire quand il vient de mourir, pas seulement en finissant le niveau. Mais il me faut aussi quelque chose de plus simple vu que le système de chargement des niveau ne permet pas de faire quoi que ce soit en attendant...

When I first came up with the idea of this bonus round, it was meant to be a secret exit of level 4 before you can enter the final test (the vertical level) of School Rush. But now, I think it could become accessible at any load time (regardless of whether you just failed or beat a level) so that it gives collectible letters a purpose in the game. I'll have to make it technically simpler that the previous "shop" idea, meaning that the player will have to learn *in game* that he can now opt for the bonus round. Meaning also that she will have to decide in game whether she opts for the bonus or not.

Alors pourquoi pas une plume d'or sur l'écran du bas qui se remplirait au fur et à mesure que le joueur ramasse des bonus et que l'on peut activer en la touchant dès que le quota est atteint? Elle passerait alors sur l'écran du haut, prête à emmener Bilou au niveau bonus dès qu'il en a fini avec ce niveau-ci.

Saturday, September 10, 2016

La guerre des Mascottes

Ça y est : j'ai enfin reçu mon tome 2 de l'Histoire de Mario. Chiffre de ventes à l'appui, William Audureau et Oscar Lemaire passent au tamis les années sabbatiques du plombier, à savoir la période de 1990 (lancement de Super Mario World) à Juin 1996 (fin du développement de Mario 64). Je dis "années sabbatiques" puisqu'entre les deux, les amateurs de fleurs de feu n'auront que Mario Land II à se mettre sous la dent.

C'est pourtant l'époque où tous vont tenter l'aventure de la plate-forme dans le sillage de celui qui tente de faire vaciller l'idole, à savoir Sonic (1991). Bien sûr, il y aura eu d'autres jeux de plate-forme avant et il y en aura d'autre après, mais durant cette période, ils représenteront le gros des ventes de jeu sur console.

Chose peu surprenante, c'est avec la sortie de Sonic que coïncidera l'envie de faire mon propre jeu de plate-forme avec d'abord Calimero de '91 à '93 puis avec Bilou sous Basic entre '94 et '96.

Pendant ce temps, à peu près tous les détenteurs de personnages enfantin forts vont cesser d'"ignorer" le jeu vidéo et attaquer le dangereux Mario sur son terrain : celui du jeu de plate-forme. Ce sera "castle of illusion" avec Mickey, "duck tales" puis les jeux Infogrames qui ratissent autant de personnages de bande-dessinée francophone que possible mais aussi le bestiaire de la bande à Bugs Bunny -- avec plus ou moins de succès. En réaction, les acteurs du jeu vidéo vont aussi miser gros sur les personnages d'animaux antropomorphiques ayant le potentiel de devenir des mascottes, comme le Mr. Nutz de Philippe Dessoly chez Ocean, la chauve-souris acrobatique chez Sun Soft et le controversé Bubsy chez Accolade (que je ne connaissais jusque là que sur PC pour ses simulateurs de course)... et bien d'autres encore qui n'auront atteint ni l'émission Luna Park ni les planches de Midam. Même les robots de combats spatiaux prennent des allures de braves mascottes et tentent de se faire passer pour des abeilles avec des noms comme "twinnbee".

Oh, well. There's been another book by William Audureau, joint by Oscar Lemaire, about years '91-'95 where platformer was the king of video games, and where it looked like everyone could come with a mascot-like hero that would be the next Sonic since Mario was Missing... So I've been reading and reading. And no code has progressed. More luck next week ?

De notre côtés de jeunes ados, on fait la chasse aux magazines, on rève à ce que peut bien être tel ou tel jeu avec un personnage plus ou moins probable. Il semble qu'il y ait un nouveau venu tous les trimestres. Dans quelques rares cas, on aura l'occasion de s'y essayer mais le monde du PC est tristement dépourvu de ce genre d'exotisme. Au mieux, ce sera James Pond II sur Amiga à la maxithèque, ou la surprise de découvrir Moktar reconverti en Titus the Fox. Ils ne sont pas tous des sonic-like tels que Zool, mais ils cherchent clairement à plaire au même public. Et il semble bien que le succès de Sonic décomplexe tous ceux qui hésitaient jusque là à faire des chat-tout-mignons comme personnages de jeu: il suffit de leur coller un élément vestimentaire de jeune, une attitude cool-et-frondeuse, et en avant. Sur micro, on le prendra avec une dose de dérision, et j'ajouterais bien "Super Frog" (PC, Amiga) à Jazz Jackrabbit & James Pond ... mais le plus souvent, on avait droit à un gros raté du genre "Skunny the Wild West".

Le tandem William-Oscar gratte donc derrière les couvertures de magazines et effectue un impressionnant travail pour rassembler les interviews, les mettre en contexte ... Car si l'un va titrer "la nouvelle mascotte de XXX", ce n'est pas nécessairement l'avis de la société qui l'aura publié, ni du studio qui l'aura créé. Et si les personnages humains (Commander Keen ? Duke Nukem ?) sont assez peu présent dans l'analyse, les "héros/mascottes" improbables tels que Plok ou Cool Spot eux, ne sont pas oubliés.

Il met aussi en perspective les travaux de l'équipe de Miyamoto -- qui n'est évidemment pas restée les bras croisés pendant 5 ans -- qui sans parvenir à donner un deuxième jeu où l'on saute vers des blocs-questions à la SuperNES va se frotter à toutes les technologies de pré-3D afin d'avoir le meilleur Mario 64 possible quand sera enfin prête la console 3D de nintendo.

Il y aura finalement peu de suites parmi les "héros fabriqués spécialement pour l'occasion" ... et aucun ne parviendra à survivre à l'environnement des 16-bits où il a vu le jour, que ce soit pour des raisons de fusion/acquisition/license, par incompatibilité technique entre la vue 3D et les mouvements du jeu de plate-forme, ou simplement parce que les artistes d'animations qui donnaient vie aux personnages se retrouvent privés de tout repère devant les logiciels de modélisations polygonales.

Vous l'aurez compris, même s'il y avait beaucoup moins de matière pour le game-designer-amateur que je suis, le livre m'a malgré tout tenu en haleine. Bon, évidemment, avec tout ça, le travail sur l'amélioration de SEDS et LEDS, mes éditeurs de jeu sous DS, n'ont pas beaucoup avancé ^^".

Wednesday, January 04, 2012

symbol 240,60,126,255,254,255,126,60,62

Premier passage de Pierrick chez moi, en 1993. Il attrape une feuille au hasard sur mon bureau pour me montrer comment il réalise des personnages sur son Amstrad CPC, à l'aide de la commande "SYMBOL" qui reprogramme les caractères graphiques. La feuille était en réalité le dos du plan du premier niveau de Calimero ... ce petit croquis a donc voyagé dans le temps jusqu'en 2012 ^_^

Heh. That one survived too, on the back of a level map that my brother had with him at school: the bubble-shaped character that Pierrick used as hero for small flip-screen platformers on his CPC. I've long time wished that reprogramming characters on the C64 basic was as easy as SYMBOL x,... but even for sprites, it was a PEEK/POKE nightmare, so almost all my C64 games attempts were merely using PETSCII.

Celà se passe sans doutelégèrement après que mon frère ait dessiné la page d'introduction de "Bubule Warrior", sans doute parce que Pierrick dessine depuis longtemps des personnages tous ronds autour de ses feuilles de cours.

Sunday, February 20, 2011

Life-changing books (1/3)

I guess my life would simply not be the same if I haven't had that book in my dad's shelf when I was young. Granted, I had a couple of books about programming, but the "Commodore 64 user's guide" was really a goldmine. Every single aspect of the C64 was covered: multi-track music, video screen layout, memory map and sprites. There were a couple of high-level techniques that I learnt later on (such as bitmap mode or reprogramming characters) in other books, but this one really set the basis on which e.g. Calimero and Space Mission were dreamt.
Sans ce bouquin sur l'étagère de mon père, il y a des chances que ma vie n'aurait pas vraiment été la même. Oh, j'avais bien 2 ou trois autres bouquins de programmation mieux adaptés à mes 8 ans, mais le "guide de l'utilisateur" était purement et simplement une mine d'or. Musique multi-piste sur le SID, fonctionnement de l'écran et des sprites: tout y étais (enfin, me semblait-il), même si j'ai découvert par la suite d'autres techniques telles que la reprogrammation des caractères ... C'est armé de cette brique à reliure à anneaux que je me suis attaqué notamment à Calimero et à Space Mission.

As a result, many of my spare time since then consisted of filling 24x21 grids or trying to depict level using the PETSCII codes (which I used to copy in a small notebook so that I could use it anywhere), which I'd then convert into lines of DATA for POKE calls.
Une bonne partie de mes temps libres (en dehors de la guitare et des LEGOs) aura donc consisté à remplir des grilles de 24x21 carrés ou à construire des niveaux à l'aide d'une copie manuscripte du jeu de caractères PETSCII que je pouvais par la suite convertir en lignes de nombres traîtées par des POKE (écriture directe dans la mémoire de l'ordi depuis le programme BASIC).

When I received my first PC, my uncle gave me an official copy of the "EP basic" (similar although not 100% identical to GWbasic), which I used for many years. It was pretty confusing to me to move to a platform where there wasn't any memory-mapped registers anywhere. The PC memory map didn't contained anything interesting, and everything had to be done with dedicated statements such as DRAW, PLAY, SOUND, etc.

Autant dire que mon premier pas dans le monde du PC m'a complètement perturbé. Exit les memory maps ... pas de registre de coordonnées pour les sprites, mais des commandes PUT et GET ... Pas de registre de timbre ou d'attaque, mais une commande PLAY capable de "jouer" à travers le PC speaker le genre de ligne mélodique de votre tout premier GSM... et écran monochrome. Pas franchement le grand amour. Mais voilà: le PC est présent en permanence alors que le C64 n'est monté que pendant les vacances.

edit: Thanks to Charles Hawn and Warlord, the link to the pdf of the 1st edition is one click away!

Monday, October 04, 2010

Aderack" RSD Wiki

Peut-être me connaissiez-vous déjà du temps du Game-Maker et de PPP Team Software. Peut-être m'avez vous maudit après un "Game Over, Man" dans un des Badman. J'ai été contacté il y a quelques semaines par Eric-Jon "Aderack" qui était en quête de renseignements pour remplir son wiki sur les jeux produits sous Game-Maker... Ce qui m'a donné envie de raconter (enfin) ma version de l'aventure RSD -- en Anglais, pour compenser le fait que tous les jeux PPP sont en français.

I have been working on a story page on my Game-Maker years (the RSD Game-Maker, the one on MS-DOS with ugly scrolling and an odd sprite engine, not the Windows one from Yoyo). As you will read through the story, you will encounter a few videos posted by Aderack who is working on a wiki collecting all the RSD games ever produced.

Hope you'll enjoy it.

Monday, May 17, 2010

Marble Fire Madness ...

La médiathèque du coin me permet d'emprunter des jeux DS à un coût de 2€ par mois ... alors je ne me fais pas trop prier. En attendant mon vol pour Uppsala, j'ai pu m'essayer un peu aux Sonics auxquels je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de jouer étant gamin. La MegaDrive étant squattée par les "grands" à la maxithèque, je me rabattais sur la version "Master System" (où j'arrivais fièrement à passer le boss de la zone de la jungle).

Ce devait donc être la première fois que j'affrontais la "Marble Zone" pour de vrai, et là, le parallèle avec ce que mon frère tentait de faire dans la "fire zone" de Calimero, dont j'ai retrouvé dernièrement le niveau 1 devient évident ... le tout premier niveau dessiné par mon frère qui me le tape sur ma planche à LEGO en disant "tiens, code moi ça sur C64, plutôt"...

Les mouvements de Sonic sont clairement mieux adaptés aux pentes et arrondis de la Green Hill qu'aux escaliers de la Marble Zone, chose que l'on observe pas tant dans les Mario. j'avance avec prudence ... ça aussi, ce n'est pas "naturel" pour Sonic. Je suis aussi impressionné de voir que, si tôt dans la série, Sonic tirait sa force non seulement de sa vitesse, mais aussi du réalisme de son moteur physique. Ecrabouilleurs, des pans entiers du niveau qui s'écroulent ou s'enfoncent ... On est clairement à un niveau différent d'un Super Mario où les "objets" sont généralement d'un seul bloc.

Du point de vue d'un programmeur, Sonic restera un exemple impressionnant. Je serais vraiment curieux de mettre la main sur le code Genesis de ce jeu ... ne serait-ce que pour la gestion des plate-formes mobiles... et des loopings, combinés au sol qui croule et aux blocs destructibles...

PS: avant de conclure que "la marble zone n'est pas vraiment Sonique, mais pourrait se retrouver dans n'importe quel jeu de plate-forme, je vous invite à regarder ce speedrun où la plupart des séquence "sur un bloc flottant sur la lave" sont court-circuitées en prenant de la vitesse et en enchaînant les sauts avec précision... Ou en choisissant de se faire toucher par un écrabouilleur-à-picots pour sauter un peu plus haut.

Thursday, July 23, 2009

Calimero

Difficile de vous parler de mon expérience de la programmation de jeu sans vous parler de Calimero. Plus qu'un jeu, c'est pratiquement toute une page d'histoire en ce qui me concerne. Celà se passe au début de mes années de secondaires, donc entre 1991 et 1994.

La construction du jeu est clairement inspirée par le jeu Sonic the Hedgehog sur MasterSystem qui cartonnait à l'époque sur les écrans de la maxithèque: bumpers, pics, et bonus / powerup dans des "télévisions". La comparaison s'arrête là : j'avais dans les 13-14 ans, et bien loin du niveau de la Sonic Team ...

"Calimero against the Black Empire" is more than a game: it's almost the complete story of my early game-programming experiments, between 1991 and 1994. I was roughly 14, in a world ruled by floppy disks, my brother and I were impressed by the first episode of "Sonic the Hedgehog" on MasterSystem and so appeared our first levels featuring bonus-in-televisions. While the initial project was to realise this on C64 (see sprites below), it was my first big BASIC project on a PC ... an 8086 XT to be precise with 720x348 Hercules graphic display.

Le projet a commencé alors que je recevais à peine mon premier 8086 XT, et je m'orientais plutôt vers une réalisation sur le C64, comme en témoignent ces premiers essais de sprites millimétrés. De là aussi le look très "géométrique" des décors. Pourtant, avec l'avancée de ma lecture du langage EPbasic, c'est bel et bien sur PC que l'aventure aura lieu. Je passe donc mes grandes vacances à compter les petits carrés et à encoder tout ça en "passe 21 pixels, trace 20 pixels en blanc, à la ligne, passe 20 pixels ...".

Si je ne peux pas vous donner une historique plus exacte, c'est qu'avec un disque dur de tout juste 20 MB, toute l'évolution du projet s'est déroulé sur diskettes 5'1/4 un peu dures à relire aujourd'hui ... Et avec un PC qui ne retient pas la date, ... Quelques versions diskettes seront refilées à mes copains de classe programmeurs Julien Collaer et Cédric Dupont.

My brother drew the level for 4 worlds -- namely fire, water, pyramids and pipes -- that Calimero the black chick will travel to save his sweetheart Priscilla from the clutches of the Evil Black Empire. Okay, admittely, nothing impressive in that scenario by today's standards, but keep in mind that this was the scenario of virtually *any* platformer by then. Calimero's favourite sentence "That's too much unfair" is really the corner stone of my brother's level design: you'll have to jump into that fake lava river to find the level exit. Don't rush to the obvious exit, which is fake and will just make spikes appear all over the place that will kill you. Even with the cutest graphics, with such levels, it would be hopeless to work on Calimero on DS...

La première version qui voit le jour pour PC avec carte monochrome Hercules à la résolution improbable de 720x348 dans le "niveau du feu". Mon frangin (Cyborg Jeff, uniquement connu en tant que "Piet" à ce moment-là) qui était déjà mon scénariste pour la bande dessinée, me fournit un scénario en béton (la belle priscilla enlevée par l'Empire Noir) et des niveaux dans 4 mondes originaux (le feu, l'eau, les pyramides et les tuyaux)... On s'en plaint maintenant dans Super Princess Peach, mais à l'époque, c'était plutôt bien vu.

Non, le vrai problème avec ces niveaux, c'est l'influence de Rick Dangerous. Des "picots invisibles", un faux drapeau (fausse sortie du niveau), et quasi systématiquement la fin se trouve derrière une fausse mare de lave, etc. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y aura jamais de portage de Calimero sur DS, même si je faisais quelque-chose d'aussi réussi graphiquement que le mockup de 'New Zealand Story' par Kenneth Fejer.

I don't precisely realise those flaws by that time, and I will spend much of my leisure time to precisely draw every screen on a large sheet of paper, with a 1mm=2px scale, before the level is translated into LINE(xo,yo)-(xd,yd) and PAINT(xc,yc) statements. The coordinates of every bonus and hazard hitbox are scribbled with a coloured microball pencil ... I had only access to the computer three days a week, and only for one hour (parental rules :P), so such preparation were a must. Programming sessions, however, often consist of repeatedly asking the screen to be repainted as being one pixel off could make a PAINt command to overflow and fill the whole screen >_<. A missed "screen exit detection" -- a request to paint a sprite out of the screen -- will interrupt the execution with an infamous error message from the BASIC : more "IF XX < ... THEN GOTO ..." is needed :P

Et pourtant, je persiste. A grand coup de feuilles de listing sur lesquelles je prépare minutieusement les commandes "line" et "paint" du BASIC à l'échelle qui définiront chaque écran, des tests pour chaque bonus et pour chaque zone mortelle. Si ça permet une certaine liberté, c'est long. Terriblement long à mettre au point (un seul pixel de loupé et la commande "paint" recouvre tout l'écran >_<). Je suis toujours dessus en septembre '93 quand mon frère rencontre Pierrick et commence à envisager une version en couleur sur ... Amstrad CPC. Le projet ne commencera jamais, mais jettera les base de Bilou. A Pâques 1994, je migre vers un 386 avec VGA et carte son. Et là, horreur : le mode d'écran "SCREEN 3" que j'utilisais jusque là n'est plus valable. Il faut tout repasser en 640x480, mais je gagne quelques couleurs au change. Je vais même aller jusqu'à programmer enfin le premier boss avec l'aide de Pierrick, reportant méticuleusement le dragon dessiné en Deluxe Paint via des pages entières de feuilles quadrillées (genre 'point-de-croix' pour ceux qui connaissent) des zones importantes, que je réencode en BASIC. Sans services du genre "wotsit", l'utilisation des .pcx est à cette époque réservée à ceux qui ont pu s'offrir "graphic gems" ou un bouquin du genre.

When I purchase a VGA graphic card and a Master Boomer sound card for my 386 in easter '94, I realise in terror that the 720x384 mode is Hercule-specific and no longer supported. The whole game has to be updated -- but by the same time, colours can be added. With some help from Pierrick, Calimero will at least fight against his first boss -- a dragon drawn with Deluxe Paint and hand-transcoded with several 20x20 tiles on A4 draft, squared sheets: there was no WOTSIT service by that time to help me understand how to process PCX or LBM file format, and definitely no function library to do the job for me. In its ultimate shape, Calimero will have a 10sec music sample looping during the boss fight and a "cinematic" conclusion where lava is replaced by water, flowers grow and blue bunnies frolic all over the scene on a speaker-rendered "merry melodies" theme.

J'irai même jusqu'à programmer une petite "cinématique" de fin de monde, réutilisant les lapins servant de NPC dans "Bilou RPG" (que je mêne en parallèle) et la goutte d'eau qui sert de pièce d'or dans Keen IV et faire un happy end sur la musique du final "Merry Melodies" des cartoon de mon enfance.


Alors que Juin '94 arrive, le projet s'essoufle. C'est définitivement trop exigeant pour un gameplay qui lasse. Pour pouvoir jouer la musique de Pierrick pendant le boss (en fait, une interprétation du thème de Terminator sur le synthé de mon frère), j'ai "acquis" le QuickBasic 4.5, étudié attentivement l'aide qui m'ouvre de nouvelles perspectives : le stockage de sprites "en natif", la manipulation de fichiers, et surtout la programmation structurée, enfin libérée de la numérotation des lignes. De nouveau, c'est surtout "Bilou RPG" qui en bénéficiera, Calimero ne servant que d'explorateur hasardeux pour ces techniques.

As I get more comfortable with 256 color screen mode and find ways to go beyond a simple "XOR" display, the project is left aside as I turn towards the Bilou RPG project using recently developped sprite editors. Calimero will remain forgotten until June '95 where my bored brother will use Recreational Software Design Game-Maker to revive the first twp levels. The hope to see the water, pyramid and pipes zone didn't last very long, however, as G-M hardly support most of the gameplay features (secret passages, bumpers, and switch between gravity-affected player and helicopter power-up in the same level).

Ce n'est qu'en juin '95 que mon frère, armé cette fois du GameMaker de Recreational Software Design et des graphismes (très inspiré de Sonic, il faut le dire) de mon "Panzer III", nous gratifiera d'un "calimero 2". Je suis sûr qu'il avait prévu de faire (enfin) une réalisation des niveaux de l'eau, pyramide et du monde des tuyaux, mais même le premier boss passera sous silence. Les passages secrets, les bumpers et l'hélicoptère, ce n'était vraiment pas pour le GameMaker, rien à faire.


Maintenant, éteignez votre ordinateur et allez vous coucher